29 avril 2010

La tombe de Jésus était vide

(2) La tombe était vide. Bien que certains contestent ce fait, plusieurs choses en permettent la défense (en dehors des textes bibliques).

Premièrement, il n’y a jamais eu de vénération de la tombe de Jésus. Étant donné la pratique juives d’honorer les tombes des prophètes, ceci ne s’explique pas sans une tombe vide. Il n’y a pas eu non plus de seconds rituels d’enterrement pour le corps de Jésus, une coutume courante au premier siècle après JC.

Deuxièmement, la doctrine centrale des débuts de l’Église était la résurrection corporelle de Jésus. Il est inconcevable que l’Église chrétienne, qui a débuté dans la même ville qui a vu l’exécution de Jésus, ait pu si bien marcher avec sa tombe toujours occupée. Alors, certains suggèreront que les proclamations et l’expérience des Apôtres n’étaient qu’une hallucination ou une vision de quelque sorte que ce soit, pour lesquelles il n’était pas nécessaire que la tombe soit vide. Cependant, il n’existe aucun exemple de Juifs, ou qui que ce soit d’autre, qui aurait parlé d’une résurrection « spirituelle » ou « mystique » dans la seconde période du temple. Il est toujours fait référence à la résurrection d’un cadavre. Les gens avaient en effet des visions et des rêves, mais ils étaient attribués à des visitations angéliques (réf. Actes 12 :14-15) ou quelque sorte de vision que ce soit, mais ça n’aurait jamais été appelé une résurrection. Plus simplement dit, le fait que la tombe ait été vide est un pré-requis pour toute forme de croyance ou proclamation de la résurrection de Jésus.

Troisièmement, l’histoire de la tombe vide apparaît très tôt. Elle est incluse au quatre Évangiles, et « ce sont les variations dans les différentes versions de la narration de l’épisode de la tombe vide, embarrassante d’un certain côté, qui prouvent que ces récits proviennent de traditions séparées et indépendantes » (R.Stein).

Enfin, la plus ancienne polémique chrétienne concernant la résurrection est centré sur la tombe vide. C’est-à-dire que Matthieu prend en notes l’histoire des gardes qui ont rapporté que les disciples on volé le corps (Mt 28 :11-15). Le problème pour l’instant n’est pas de savoir qui a raison, le problème est de savoir « qui à commencé à raconter cette histoire ? ». Ce n’est vraiment pas le genre d’histoire que des chrétiens auraient inventé, et qui les impliquerait de manière aussi inutile. Non, cette histoire a sûrement commencé du côté des chefs prêtres. Alors, pourquoi diraient-ils une telle chose ? Sans une tombe vide, quelle personne saine d’esprit accuserait les disciples d’avoir volé le corps ?!

Par Mark E.Moore, professeur de Nouveau Testament et d'Herméneutique à l'université chrétienne de Ozark, au Missouri(site web).

26 avril 2010

Jésus a été crucifié par Ponce Pilate

(1) Jésus de Nazareth a été crucifié par Ponce Pilate.

Ceci est le témoignage unanime non seulement des auteurs bibliques (Matthieu, Marc, Luc, Jean, Paul, Pierre, et les Hébreux), mais aussi de Josèphe (Antiquités Judaïques 18.63-64) et Tacite (Annales 15.44).

Il n’y a rien d’incroyable dans cette affirmation, cela rejoint ce que l’on sait du mouvement de Jésus autant que la réaction romaine envers les agitateurs politiques. Habermas remarque que « tous les historiens s’accordent à dire que Jésus est mort par crucifixion et que son corps a été enterré par la suite ». Nous n’allons pas passer trop de temps à justifier ce qui est évident, c’est-à-dire que Jésus a été enterré dans une tombe distincte et reconnaissable.

Il suffit de voir que tout d’abord l’enterrement de Jésus est mentionné dans les quatre Évangiles tout comme dans la plus ancienne tradition de Paul (1 Cor 15 :4) et des Actes (13 :29) ; ensuite, que Josèphe d’Arimathée, une personne reconnue, est mentionnée dans tous les Évangiles. S’il n’est qu’un personnage fictif, c’est là un des exemples les plus audacieux de tromperie religieuse jamais fabriquée : d’appeler à la cour un membre du Sanhédrin qui n’a jamais existé à l’époque des événements !

De plus, si c’était une personne réelle, mais qui n’aurait pas fait ce que les Évangélistes prétendaient, sa famille aurait sûrement cherché à obtenir réparation bien plus que par un simple procès en diffamation.

Par Mark E.Moore, professeur de Nouveau Testament et d'Herméneutique à l'université chrétienne de Ozark, au Missouri(site web).

24 avril 2010

Jésus est-il vraiment ressuscité ?

C’est le point crucial du Christianisme : pas de savoir si Jésus est mort sur la croix mais plutôt de savoir s’il est revenu d’entre les morts. En effet, l’ensemble de la religion chrétienne repose sur cette question. Paul l’a dit de la manière suivante : « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine... nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.» (1 Cor 15 :17,19). Ainsi, la question la plus importante à laquelle nous devons répondre pour estimer le bien-fondé de la foi chrétienne, c’est de savoir si Jésus est revenu d’entre les morts ou non.

Probabilité de quatre faits historiques

Parce que cette question est un fondement de toute foi chrétienne, nous devons partir d’aussi peu de suppositions que possible. Il ne serait tout simplement pas juste d’importer à ce niveau du débat l’inspiration divine des Écrits, le statut divin de Jésus, ou même la véracité du témoignage des Apôtres. Nous commencerons donc avec la probabilité de quatre faits historiques, puis nous nous intéresserons aux théories qui ont prétendu expliquer ces faits autrement que par la résurrection, et enfin nous passerons en revue 3 raisons souvent données pour justifier le refus de croire en la résurrection de Jésus.

Par Mark E.Moore, professeur de Nouveau Testament et d'Herméneutique à l'université chrétienne de Ozark, au Missouri(site web).

Au rythme d'un article tous les 3 jours, tout cela devrait nous emmener jusqu'à début juin.

21 avril 2010

Recoupements et contradictions du Nouveau Testament

Il existe, en dehors des textes bibliques, des textes d’historiens non chrétiens qui mentionnent Jésus et la crucifixion. De plus, tous les détails historiques présents dans le Nouveau Testament (style littéraire, description de lieux, récits d’évènements guerriers ou politiques), et qui ont tout d’abord été remis en question par l’archéologie, ont fini par tous être confirmés par cette science.

Un exemple parmi tant d'autres : au même moment du récit, on lit dans un Évangile que Jésus entrait dans une ville, tandis que dans un autre Évangile, il est écrit qu’il en sort. Armé de bon sens, on a tout d’abord tout argué du fait qu’il était impossible d’entrer et de sortir d’une ville en même temps : on entre ou on sort, mais pas les deux.

L’archéologie moderne a permis de découvrir que les villes de l’époque, dont cette ville particulière était un exemple typique, différait de nos villes contemporaines en cela qu’elles possédaient plusieurs centre-ville, parfois séparés par des zones complètement inhabitées, et non construites. Ainsi Jésus pouvait sortir d’un centre-ville pour entrer dans un autre centre de la même ville.

Il en va de même pour de nombreux points, mais cela n'explique pas tout. Cependant, les différences réelles, irréconciliables, ne concernent jamais que des détails, et si on devait supprimer les quelques passages problématiques en question, la trame et le message du Nouveau Testament n'en pâtirait aucunement.

En outre, la présence de ces différences irréconciliables est l'apanage des histoires vraies : si les récites étaient parfaitement harmonisés, on soupçonnerait, et à raison, que les auteurs auraient "accordés leurs violons" avant d'écrire, mais ce n'est pas le cas.

Tout effort d’interprétation d’un texte ou d’un événement sans le replacer dans son contexte ne mènera qu’à une incompréhension de ce dernier.