Regardez ce qui, dans le christianisme, est différent de toutes les religions, non pas pour créer des divisions, mais parce que c'est précisément ça qui va vous permettre de devenir des agents de paix et de réconciliation dans la monde.
Et ce qui est différent, c'est l'origine, le but et la méthode du salut que nous offre Jésus.
L'origine, c'est Dieu qui vit et meurt parmi nous, alors que dans toute autre religion, c'est un homme qui enseigne.
Le but, c'est de restaurer la chair, et ce monde, à leur état originel; là où toutes les religions présentent comme objectif du salut la libération (fuite) de la chair et du monde physique (que ce soit par la réincarnation en passant par différents états de conscience ou par des pratiques rituelles strictes pour aller au Paradis).
Enfin, la méthode, c'est la grâce : c'est Dieu qui aime et se sacrifie pour nous; alors que toutes les religions nous disent qu'il faut que les humains aiment et fassent des sacrifices pour gagner l'amour de Dieu.
Et ce sont ces trois choses uniques, ces trois points de doctrines différents des religions, qui nous protègeront des méfaits de la religion.
Il n'y a pas d'autre foi qui nous dise que d'autres personnes qui ne partagent pas les mêmes croyances seront meilleures que nous. Il n'y a pas d'autre foi qui offre un espoir pour ce monde ici et tout de suite, sans devoir attendre une récompense ou une punition après la mort. Il n'y a pas d'autre foi dans l'histoire du monde qui réunisse autant d'ethnies, de classes sociales, d'orientations sexuelles, et d'opinions politiques diverses.
Comment est-ce qu'une foi aussi exclusive que la foi chrétienne peut réussir à être un mouvement aussi inclusif ? Tout simplement parce que Jésus est Dieu, mort sur la croix, aimant des gens qui ne l'aimaient pas, servant des gens qui le méprisaient, mort pour des gens qui le haïssaient, et que lorsque les gens ont accueilli dans leur cœur ce message, ils ne pouvaient plus se croire supérieurs, ils ne pouvaient plus être autre chose qu'humbles.
Malheureusement, les hommes ont vite fait de dévier vers une religion qu'ils ont labellisé « christianisme », mais ce n'est pas de ça que je vous parle. Je vous parle de la foi en Jésus Christ.
23 août 2010
20 août 2010
Interpréter la Bible
Comment interpréter la Bible de manière littérale ? Après tout, elle est pleine d'événements étranges.
D'une part, nous ne faisons que respecter l'intention des auteurs bibliques. Luc par exemple commence son récit de la vie de Jésus ainsi : "Plusieurs personnes ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont passés parmi nous,d'après les rapports de ceux qui en ont été les témoins oculaires depuis le début et qui sont devenus des serviteurs de la Parole de Dieu. J'ai donc décidé à mon tour de m'informer soigneusement sur tout ce qui est arrivé depuis le commencement, et de te l'exposer par écrit de manière suivie, très honorable Théophile; ainsi, tu pourras reconnaître l'entière véracité des enseignements que tu as reçus."
Luc était historien et on peut être sûr qu'il croyait que tous ces événements s'étaient produits littéralement. Qu'ils soient arrivés ou non n'est pas en cause ici, mais si la question vous intéresse vous pouvez jeter un œil sur ces trois articles : 1, 2, et 3.
Cela vaut pour une large part des textes, on détermine l'intention de l'auteur en fonction du genre littéraire, et des indications de l'auteur lui-même. Certains textes restent plus énigmatiques, comme l'Ecclésiaste par exemple : est-ce une pièce de théâtre ? Une histoire ? Ou autre ? Difficile de savoir avec certitude.
D'autre part, la Bible dit que Dieu existe, et qu'il a créé tout ce qui existe dans l'univers. Après une telle affirmation, les autres événements qui sont décrits dans la Bible n'ont rien d'extraordinaire, par comparaison.
D'une part, nous ne faisons que respecter l'intention des auteurs bibliques. Luc par exemple commence son récit de la vie de Jésus ainsi : "Plusieurs personnes ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont passés parmi nous,d'après les rapports de ceux qui en ont été les témoins oculaires depuis le début et qui sont devenus des serviteurs de la Parole de Dieu. J'ai donc décidé à mon tour de m'informer soigneusement sur tout ce qui est arrivé depuis le commencement, et de te l'exposer par écrit de manière suivie, très honorable Théophile; ainsi, tu pourras reconnaître l'entière véracité des enseignements que tu as reçus."
Luc était historien et on peut être sûr qu'il croyait que tous ces événements s'étaient produits littéralement. Qu'ils soient arrivés ou non n'est pas en cause ici, mais si la question vous intéresse vous pouvez jeter un œil sur ces trois articles : 1, 2, et 3.
Cela vaut pour une large part des textes, on détermine l'intention de l'auteur en fonction du genre littéraire, et des indications de l'auteur lui-même. Certains textes restent plus énigmatiques, comme l'Ecclésiaste par exemple : est-ce une pièce de théâtre ? Une histoire ? Ou autre ? Difficile de savoir avec certitude.
D'autre part, la Bible dit que Dieu existe, et qu'il a créé tout ce qui existe dans l'univers. Après une telle affirmation, les autres événements qui sont décrits dans la Bible n'ont rien d'extraordinaire, par comparaison.
17 août 2010
L'origine du mal
La Bible ne dit pas d'où vient le mal, ce que faisait ce maudit serpent dans le jardin d'Éden, ni pourquoi. C'est une des grandes questions auquel Dieu n'apporte pas de réponse. C'est un mystère.
Pourtant la Bible dit bien que Dieu nous a créé bons, pas mauvais ni même neutres, mais bons, à son image. Puis il nous a donné le libre-arbitre, et nous avons pêché, nous avons décidé de nous séparer de lui.
Alors la vision très en vogue aujourd'hui, c'est celle qui existait déjà dans la conception dualiste grecque et qui est aussi largement répandue dans les religions orientales, c'est celles de la coexistence du bien de du mal. Autrement dit, l'un ne peut pas exister sans l'autre.
Un peu comme dans Star Wars : la force a un bon côté, mais aussi un côté obscur. Mais nous devons rejeter cette vision des choses, parce qu'elle est incohérente avec le caractère de Dieu : car comment se fier à un Dieu qui est bon et mauvais ? Et d'ailleurs, se dire que le mal existera toujours, et même que le bien ne pourra pas exister sans le mal est une vision des choses sans espoir.
Une manière de connaître la vérité, c'est d'évaluer les alternatives.
Le mal est une illusion. Cela non plus ne marche pas, parce que sinon cela veut dire que les injustices sociales, la guerre, les viols ne sont qu'une illusion, et qu'on ne peut pas les prendre au sérieux.
Le mal ne peut être vaincu. Encore une fois, c'est une vision contraire à celle de la Bible, car Jésus prétend avoir commencé à vaincre le mal et qu'il finira un jour.
Dieu aime le mal. C'est lui qui l'a créé. Il s'est dit « tiens, je vais faire ça, c'est une bonne idée ». Mais comme la Bible définit le bien comme la volonté de Dieu, ça n'a aucun sens.
Alors, le mal est apparu à un moment donné, car les alternatives sont pires et incohérentes. Mais au-delà de ça, c'est un mystère. Cela dit, si Dieu existe et qu'il a révélé sa parole en inspirant la Bible, alors il a jugé que nous n'avions pas besoin de connaître l'origine du mal.
Je connais Dieu, je sais qu'il est bon et juste, alors là où il s'est gardé de donner des précisions, je me garderai d'en chercher. De toutes façons, à quoi bon connaître l'origine du mal ? Nous sommes là pour rendre gloire à Dieu, c'est lui-même qui s'occupe de combattre le mal.
Pourtant la Bible dit bien que Dieu nous a créé bons, pas mauvais ni même neutres, mais bons, à son image. Puis il nous a donné le libre-arbitre, et nous avons pêché, nous avons décidé de nous séparer de lui.
Alors la vision très en vogue aujourd'hui, c'est celle qui existait déjà dans la conception dualiste grecque et qui est aussi largement répandue dans les religions orientales, c'est celles de la coexistence du bien de du mal. Autrement dit, l'un ne peut pas exister sans l'autre.
Un peu comme dans Star Wars : la force a un bon côté, mais aussi un côté obscur. Mais nous devons rejeter cette vision des choses, parce qu'elle est incohérente avec le caractère de Dieu : car comment se fier à un Dieu qui est bon et mauvais ? Et d'ailleurs, se dire que le mal existera toujours, et même que le bien ne pourra pas exister sans le mal est une vision des choses sans espoir.
Une manière de connaître la vérité, c'est d'évaluer les alternatives.
Le mal est une illusion. Cela non plus ne marche pas, parce que sinon cela veut dire que les injustices sociales, la guerre, les viols ne sont qu'une illusion, et qu'on ne peut pas les prendre au sérieux.
Le mal ne peut être vaincu. Encore une fois, c'est une vision contraire à celle de la Bible, car Jésus prétend avoir commencé à vaincre le mal et qu'il finira un jour.
Dieu aime le mal. C'est lui qui l'a créé. Il s'est dit « tiens, je vais faire ça, c'est une bonne idée ». Mais comme la Bible définit le bien comme la volonté de Dieu, ça n'a aucun sens.
Alors, le mal est apparu à un moment donné, car les alternatives sont pires et incohérentes. Mais au-delà de ça, c'est un mystère. Cela dit, si Dieu existe et qu'il a révélé sa parole en inspirant la Bible, alors il a jugé que nous n'avions pas besoin de connaître l'origine du mal.
Je connais Dieu, je sais qu'il est bon et juste, alors là où il s'est gardé de donner des précisions, je me garderai d'en chercher. De toutes façons, à quoi bon connaître l'origine du mal ? Nous sommes là pour rendre gloire à Dieu, c'est lui-même qui s'occupe de combattre le mal.
14 août 2010
Evangéliser postmoderne
Ceci fait suite à mon dernier article sur l'approche postmoderne de la vérité chrétienne.
La question est donc : si chacun a son propre réseau de croyances, comment évangéliser ?
Est-ce que les réseaux peuvent être en concurrences les uns avec les autres ? Bien évidemment. Mais il faut les présenter en entier, parce que nous avons à faire à des personnes entières. Les gens ne viendront pas à se convertir au christianisme parce que nous arriverons à démontrer intellectuellement par A+B que la vérité biblique est rationnelle. Cela en fait partie, bien sûr, mais ils auront aussi besoin d'être témoins de l'expérience de la vie chrétienne, de la tradition chrétienne, de l'intuition que Dieu voudra bien leur donner, etc.
Nous ne devons pas avoir peur de la postmodernité, en fait même si nous avons perdu le concept de vérité avec un grand V, notre culture se rapproche maintenant plus de celle décrite dans le Nouveau Testament qu'à l'ère moderne.
Maintenant, il y a généralement deux types d'évangélisation: par proposition et par histoire.
Par proposition, c'est l'approche rationnelle. Le but est de convaincre son audience par une suite de propositions logiques et une argumentation cohérente. Est-ce efficace ? Si nous devions donner une note sur 10 à la force de nos démonstrations, quelles seraient-elles ? Par exemple, la résurrection corporelle de Jésus : 7 ou 8 sur 10. L'inspiration de la Bible : 6 au mieux. L'historicité de la Genèse : 3 ou 4 – parce qu'il existe de nombreux contre-arguments à cela.
Par histoire, c'est plus simple : on raconte une histoire de chrétien, une histoire vraie. Je vais vous en raconter une.
Un jeune homme réussit brillamment ses études au lycée, et se débrouille aussi très bien en sport. Après avoir obtenu son Bac avec mention, il se voit offrir des bourses au mérite pour tout son parcours supérieur, et ce dans plusieurs universités et instituts privés. Il choisit de poursuivre des études plutôt qu'une carrière sportive.
Ses parents, qui avaient économisé pour ses études, lui offrent une voiture avec cet argent à la place. Il ne peut pas accepter, dit à ses parents de la vendre et d'utiliser cet argent pour prendre des vacances bien méritées après tous les sacrifices qu'ils ont fait pour lui. Mais ils ne veulent rien entendre, alors il accepte finalement. Quelques mois plus tard, il a un accident de voiture.
Une conductrice ivre lui est rentré dedans. Il est transporté à l'hôpital dans un état grave. On prévient son père, qui arrive au service des urgences et, reconnaissant les hurlements de douleurs de son fils, se précipite dans les couloirs pour le voir. Au moment où il arrive dans la pièce en question, son fils arrête de hurler. C'est très mauvais signe. Les médecins essayent de le réanimer, en vain. Après quelques instants, ils disent au père qu'ils ont tout essayé.
Le père sort de la pièce. Il n'a même pas eu le temps d'appeler sa femme. Devant lui, dans le couloir, est assise une femme sur un banc, avec un bandage autour de la tête. Il comprend instantanément. Ayant eu le temps de dessoûler, et assisté à la scène, elle tremble et fixe le sol. Le père s'approche d'elle et lui demande "C'est vous qui avez tué mon fils ?". Elle répond "Oui". Alors il s'assoit à côté d'elle, passe son bras autour de ses épaules et lui dit : "Vous ne pourrez pas vivre avec ce que vous avez fait si vous n'acceptez pas Jésus". Et il partage sa foi avec elle. Deux semaines plus tard, il la baptise, et depuis ils se réunissent chaque semaine autour de la Bible.
Comparez votre histoire avec n'importe quelle histoire que le monde peut raconter. Votre histoire n'est pas parfaite, parce que vous n'êtes pas parfaits, mais la transformation, la différence que Jésus a fait dans votre vie, vaut un 9/10. Toute autre histoire de richesse, de gloire, ou de pouvoir, ne vaut que 7/10 au mieux.
Même si je plains la disparition de la vérité en tant que telle dans cette ère postmoderne, je célèbre le gain de notre histoire, qui est soudainement celle de tout un chacun. Une histoire de souffrance et de repentance, de malheur et de vie transformée. On ne peut plus parler de méta-récit, mais on peut comparer son réseau à celui des autres. Et si Dieu existe, le réseau d'une vie chrétienne authentique vaudra toujours mieux qu'un autre.
La question est donc : si chacun a son propre réseau de croyances, comment évangéliser ?
Est-ce que les réseaux peuvent être en concurrences les uns avec les autres ? Bien évidemment. Mais il faut les présenter en entier, parce que nous avons à faire à des personnes entières. Les gens ne viendront pas à se convertir au christianisme parce que nous arriverons à démontrer intellectuellement par A+B que la vérité biblique est rationnelle. Cela en fait partie, bien sûr, mais ils auront aussi besoin d'être témoins de l'expérience de la vie chrétienne, de la tradition chrétienne, de l'intuition que Dieu voudra bien leur donner, etc.
Nous ne devons pas avoir peur de la postmodernité, en fait même si nous avons perdu le concept de vérité avec un grand V, notre culture se rapproche maintenant plus de celle décrite dans le Nouveau Testament qu'à l'ère moderne.
Maintenant, il y a généralement deux types d'évangélisation: par proposition et par histoire.
Par proposition, c'est l'approche rationnelle. Le but est de convaincre son audience par une suite de propositions logiques et une argumentation cohérente. Est-ce efficace ? Si nous devions donner une note sur 10 à la force de nos démonstrations, quelles seraient-elles ? Par exemple, la résurrection corporelle de Jésus : 7 ou 8 sur 10. L'inspiration de la Bible : 6 au mieux. L'historicité de la Genèse : 3 ou 4 – parce qu'il existe de nombreux contre-arguments à cela.
Par histoire, c'est plus simple : on raconte une histoire de chrétien, une histoire vraie. Je vais vous en raconter une.
Un jeune homme réussit brillamment ses études au lycée, et se débrouille aussi très bien en sport. Après avoir obtenu son Bac avec mention, il se voit offrir des bourses au mérite pour tout son parcours supérieur, et ce dans plusieurs universités et instituts privés. Il choisit de poursuivre des études plutôt qu'une carrière sportive.
Ses parents, qui avaient économisé pour ses études, lui offrent une voiture avec cet argent à la place. Il ne peut pas accepter, dit à ses parents de la vendre et d'utiliser cet argent pour prendre des vacances bien méritées après tous les sacrifices qu'ils ont fait pour lui. Mais ils ne veulent rien entendre, alors il accepte finalement. Quelques mois plus tard, il a un accident de voiture.
Une conductrice ivre lui est rentré dedans. Il est transporté à l'hôpital dans un état grave. On prévient son père, qui arrive au service des urgences et, reconnaissant les hurlements de douleurs de son fils, se précipite dans les couloirs pour le voir. Au moment où il arrive dans la pièce en question, son fils arrête de hurler. C'est très mauvais signe. Les médecins essayent de le réanimer, en vain. Après quelques instants, ils disent au père qu'ils ont tout essayé.
Le père sort de la pièce. Il n'a même pas eu le temps d'appeler sa femme. Devant lui, dans le couloir, est assise une femme sur un banc, avec un bandage autour de la tête. Il comprend instantanément. Ayant eu le temps de dessoûler, et assisté à la scène, elle tremble et fixe le sol. Le père s'approche d'elle et lui demande "C'est vous qui avez tué mon fils ?". Elle répond "Oui". Alors il s'assoit à côté d'elle, passe son bras autour de ses épaules et lui dit : "Vous ne pourrez pas vivre avec ce que vous avez fait si vous n'acceptez pas Jésus". Et il partage sa foi avec elle. Deux semaines plus tard, il la baptise, et depuis ils se réunissent chaque semaine autour de la Bible.
Comparez votre histoire avec n'importe quelle histoire que le monde peut raconter. Votre histoire n'est pas parfaite, parce que vous n'êtes pas parfaits, mais la transformation, la différence que Jésus a fait dans votre vie, vaut un 9/10. Toute autre histoire de richesse, de gloire, ou de pouvoir, ne vaut que 7/10 au mieux.
Même si je plains la disparition de la vérité en tant que telle dans cette ère postmoderne, je célèbre le gain de notre histoire, qui est soudainement celle de tout un chacun. Une histoire de souffrance et de repentance, de malheur et de vie transformée. On ne peut plus parler de méta-récit, mais on peut comparer son réseau à celui des autres. Et si Dieu existe, le réseau d'une vie chrétienne authentique vaudra toujours mieux qu'un autre.
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