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29 mars 2013

L'oeuf ou la poule ?

La vie se résume à une question étrangement simple : Qu'est-ce qui était là en premier ? Et la réponse que l'on donne va orienter toute la perception que l'on aura de la réalité. Selon Hermann Bavinck, un philosophe et théologien hollandais du 20e siècle, il n'y a que trois réponses possibles.

1. L'OEUF - autrement dit, l'esprit. Selon cette vision des choses, au commencement tout n'était qu'esprit, et le monde est un produit de cet esprit. C'est ce qu'on appelle le panthéisme : tout est spirituel, et en ce sens, tout est divin. Mais il faut ensuite expliquer l'apparition de la matière (le monde tel qu'on le connaît), et pour ce faire, prolongeons la métaphore :
  • A la coque. Quand on fait un oeuf à la coque, on veut que le centre reste liquide et que la périphérie durcisse. De la même manière, on peut imaginer l'origine de l'univers ainsi : du centre spirituel aurait "émané" le monde, qui serait un durcissement, une matérialisation de l'esprit à la périphérie. C'est une vision "émanationniste" du panthéisme.
  • En omelette. L'omelette est probablement la transformation de l'oeuf qui s'éloigne de plus de son état de base. De la même manière, une seconde vision des choses, c'est celle d'un monde en devenir, un monde qui atteint progressivement l'état de divinité. Ainsi la matière n'est qu'un état transitoire de l'esprit qui se divinise. C'est une vison "évolutionniste" du panthéisme.
  • Le blanc et le jaune. Enfin, une troisième manière de voir les choses, c'est que l'esprit, au lieu d'être unifié, serait double : deux principes opposés qui seraient à l'origine du monde, et donc le monde lui aussi serait fondamentalement double : le ying et le yang, par exemple. C'est une vision dualiste du panthéisme.


2. LA POULE - autrement dit, la matière. Selon cette vision des choses, c'est la matière qui est à l'origine de tout. En fait, tout est matière ! Et donc, c'est un terme indéfinissable, (même si certains s'aventurent à dire que l'unité de base de la matière, c'est l'atome). C'est ce qu'on appelle le matérialisme - non pas l'amour du confort ou des choses matérielles, mais la vision du monde selon laquelle la matière précède et produit tout. Ainsi l'esprit (le spirituel, le "divin") n'est qu'une caractéristique de la matière, contenue dès le départ sous forme de potentiel, et qui finit par s'exprimer - tout comme la poule a la capacité de pondre un oeuf, la matière a la capacité de produire le spirituel.


Mais en fait, comme tu le sais certainement, la question de l'oeuf ou la poule est sans issue satisfaisante. Et c'est la même chose avec l'esprit et la matière. Le panthéisme veut expliquer la matière à partir de l'esprit, et le matérialisme veut expliquer l'esprit à partir de la matière. Autrement dit, ce ne sont pas des opposés mais les deux faces d'une même pièce. Chacun s'intéresse à la même transition, bien que dans deux directions différentes, et chacun est donc sujet aux mêmes objections. Car chacune de ces visions a mis de nombreux mots sur ces transitions, pour tenter de les expliquer - en vain.

En fait, ces deux systèmes n'ont cessé d'être formulés et reformulés, popularisés, puis abandonnés tout au long de l'histoire de l'humanité. S'ils offraient réellement une explication intellectuellement satisfaisante, ce ne serait pas le cas. Panthéisme et matérialisme ne sont pas le résultat d'une science exacte, mais de la philosophie, d'une vision du monde, d'un système de croyance. Ni l'un ni l'autre ne sont une "connaissance" au sens strict du terme - bien que le matérialisme aime à se faire passer pour une science exacte.

Et cela nous mène vers la troisième réponse...

3. AUCUN. La vision du monde proposée par la Bible, dite "théiste", c'est que Dieu a tout créé à partir de rien. Comment ? Mystère. Si ce raisonnement te semble un suicide intellectuel, alors prenons le principe de Sherlock Holmes : il faut éliminer toutes les impossibilités, et ce qui reste, aussi incroyable que cela paraisse, doit nécessairement être vrai.

D'un côté le panthéisme nous propose l'idée, nébuleuse, d'un principe spirituel unique qui contient tous les potentiels et choisit librement de s'incarner, se diviser et se différencier. Tout s'explique donc ainsi : l'esprit a produit la matière parce qu'il l'a voulu - et on ne vous dira rien de plus, car ce serait trop se rapprocher du concept de Dieu chrétien.

D'un autre côté, dans ses formulations plus abouties le matérialisme nous parle de principes matériels multiples (les atomes) qui se voient affubler sans raison des caractéristiques divines qui vont au-delà de l'observable (on prétend que les atomes sont éternels, immuables, indivisibles et indestructibles). Et en fait, on est même incapable de vous dire ce qu'on entend par "matière", ni comment cette chose inerte a pu "se mouvoir" pour produire quoi que ce soit, et encore moins la conscience - à moins de faire du mouvement et de la conscience des états fondamentaux de la matière... autrement dit, d'en faire un Dieu.

Bref, on nage dans le mystère le plus complet, mais au lieu de le reconnaître, on prétend le définir et le comprendre... Quel avantage par rapport à la version biblique ! Ne serait-il pas plus honnête de reconnaître humblement, comme le théisme chrétien le propose depuis plus de 4000 ans, qu'on est désarmé devant ce mystère originel ?

30 novembre 2012

L'impossible contraire

Selon Cornelius Van Til, il y a un moyen simple d'évaluer une vision du monde (c'est-à-dire un système de présupposés), et c'est d'en examiner deux choses :

- La cohérence entre des éléments qui la constituent,
- La correspondance de ces éléments à la réalité.

Pour la cohérence interne, on regarde s'il n'y a pas de contradiction inhérente au système, de faux raisonnement, etc. Par exemple, si la vision du monde d'une personne l'amène à rejeter l'idée de libre-arbitre (c'est-à-dire que tous nos choix seraient déterminés par des facteurs extérieurs) mais qu'au niveau politique cette même personne milite pour qu'on reconnaisse à chacun le droit de faire ses propres choix, c'est incohérent, et la vision du monde de cette personne est à revoir.

Pour la correspondance à la réalité, on regarde si la vision du monde permet de comprendre l'expérience humaine, de manière logique, scientifique, et au niveau éthique. Par exemple, une vision du monde qui présuppose l'absence d'ordre et de stabilité du monde empêche de donner un quelconque sens à la vie, ou le développement d'une quelconque science.

Le christianisme affirme que toutes les visions du monde qui ne sont pas bibliques sont fondamentalement incohérentes ou qu'elles ne correspondent pas à la réalité. Seule la vision chrétienne comporterait les présupposés pour expliquer l'intelligibilité du monde, les postulats nécessaire au raisonnement humain, à son expérience, à sa dignité. Si c'est le cas, on peut s'assurer de la vérité de la vision du monde chrétienne en réfutant toutes les autres visions du monde.

D'autres théologiens ont vulgarisé et actualisé l'approche de Van Til, notamment  Francis Schaeffer et Greg Bahnsen. N'hésitez pas à explorer leurs écrits !

13 juillet 2012

Jésus guimauve et bizounours

Jésus n'est pas venu seulement annoncer l'amour éternel de Dieu pour l'humanité. Jésus est envoyé à un peuple de rebelles incapables d'aimer, pour les appeler à la repentance. Et il prévient clairement qu'en cas de refus, le jugement de Dieu suivra.

Trop souvent on veut réécrire l'histoire, faire de Jésus un sage mystique, un baba-cool antique, ou un humaniste éclairé, mais la vérité c'est que Jésus ne nous laisse pas ces possibilités. Un sage mystique n'aurait pas volontairement provoqué les autorités juives et romaines pour être crucifié, un baba-cool n'aurait pas autant parlé de l'Enfer, un humaniste n'aurait pas tant insisté sur l'incapacité de l'homme à s'améliorer par lui-même, et son besoin de Dieu.

On ne peut penser ça que si on n'a jamais lu aucune page de la Bible, et si on l'a lue, alors on est obligé de conclure que soit Jésus était fou, soit il était ce qu'il prétendait être : Dieu.

Car dans l'histoire de l'humanité, il y a 4 types de personnages marquants : les fous qui se prenaient pour des hommes, les fous qui se prenaient pour des dieux, les sages qui se prenaient pour des hommes, et le sage qui se prenait pour Dieu. La dernière catégorie est au singulier parce qu'il n'y a que Jésus qui l'ait fait. Mais bref, étant donné que Jésus se prenait pour Dieu, soit il était fou, et donc pas Dieu, soit il était sage, et donc Dieu.

Or peu de gens dans l'Histoire ont imaginé que Jésus pourrait avoir été un simple illuminé, un dérangé qui aurait par mégarde fait une telle impression sur les hommes qu'il aurait renouvelé à lui seul une religion aussi vieille que le judaïsme et qui perdure encore deux mille ans plus tard. Et effectivement, c'est très peu probable.

La réalité, c'est que Jésus n'est pas dérangé, mais il dérange. Et c'est pour ça qu'on veut réécrire l'histoire sans la connaître - on veut le cataloguer pour se rassurer. On n'a surement pas envie d'entendre que, peut-être, on se trompe. On craint son discours révélateur, qui jette une lumière peu flatteuse sur la nature humaine - sur nous, sur toi. Croire qu'il est qui il prétendait être, et qu'il peut nous sauver de notre condition humaine demande un grand sacrifice pour notre égo.

Et pour accepter de prendre ce risque, il faut être désespéré par ce monde et par soi-même. Mais heureusement, nous n'en sommes pas tous là. Et puis si on déprime un peu parfois, il suffit de regarder des séries exaltantes à la télévision, ou de se plonger dans le boulot, ou les relations amoureuses - ça occupe l'esprit et ça évite de trop réfléchir.

13 avril 2012

Pourquoi tant de religions ?

Il existe plein de religions différentes, mais n'y aurait-il pas qu'un seul Dieu (ou appelle-ça comme tu veux) au final, qui serait en fait vu et recherché de différentes manières ?

Peut-être que la première question à poser serait : pourquoi la religion ?

Le constat de départ est que tout ce qui existe dans l'univers finit par disparaître. Rien n'a en soi sa raison d'être : tout dépend de ce qui vient avant, et se transforme en ce qui vient après. Et si dans tout l'univers il n'y avait que des choses qui ont besoin de quelque chose qui vient avant, alors il n'y aurait rien. Mais il y a quelque chose. Donc, l'absolu indépendant, éternel et immuable, existe. Les religions tentent d'expliquer à quoi ressemble cet absolu.

Il existe 3 grandes visions radicalement différentes de cet absolu :

1. L'univers est une chose créée par un absolu créateur, qui se situe complètement en-dehors du créé (il est transcendant). Typiquement, l'Islam propose cette vision d'un absolu transcendant.

2. L'univers est un tout, où l'absolu est présent au sein de chaque chose, et chaque chose est une expression particulière de cet absolu (il est immanent). Typiquement, l’Hindouisme soutient cette vision d'un absolu immanent.

3. L'ensemble des éléments de l'univers est en devenir, et en cela il est absolu. Typiquement, le Bouddhisme et toute "sagesse" séculière prônent cette vision d'un absolu d'ensemble en devenir.

Il est impossible de choisir intellectuellement entre ces trois propositions. Chacune exprime une possibilité tout-à-fait valide, car elle repose sur des constatations indéniables de la réalité qui nous entoure, et c'est un dilemme sans issue car aucune des visions ci-dessus (Islam, Bouddhisme, Hindouisme, Humanisme)  ne laisse logiquement de possibilité aux autres, malgré les discours unificateurs des soi-disant prophètes modernes.

Mais a-t-on besoin de choisir ? La vérité n'est-elle pas plus grande et plus complexe que nos visions simplistes ?

Et si la réalité combinait ces trois visions ? Et si chacune détenait une partie de la clef pour comprendre l'univers ? Et si en réalité, cet absolu était à la fois transcendant, immanent, et un ensemble en devenir ?

Or c'est exactement la vision Biblique de l'univers : Dieu est à la fois un créateur transcendant, c'est-à-dire extérieur et indépendant de l'univers créé, il devient humain en Jésus il y a 2000 ans, et il est présent dans chaque chose créée par la marque qu'il y laisse (l'ordre, l'intelligibilité logique de l'Univers, l'homme créé à son image, la notion de l'éternité dans le cœur de l'homme, ou carrément son Esprit Saint qui habite chaque chrétien).

Toutes les religions tombent dans une de ces trois catégories, et chacune de ces catégories exprime une vérité indéniable. Seul le christianisme les rassemblent d'une manière cohérente.

Ce n'est pas la seule approche qui indique le fameux particularisme chrétien, et je t'en courage à y jeter un œil pour te faire une idée de l'ensemble des données.

Qu'en penses-tu ?

20 janvier 2012

Croire en Dieu, c'est arrêter de penser.

Il suffit de demander au premier de vos proches qui se dit chrétien : la plupart du temps, pour eux, Dieu est un concept flou et irrationnel, un ami imaginaire à qui on peut parler quand on va mal.

Mais on ne peut pas juger d'une croyance en regardant simplement comment certains prétendent la mettre en pratique. Ce serait comme condamner l'athéisme à cause des dictatures Nazi et Communistes.

Alors voyons ce qu'en disent les premiers chrétiens, qui ont vécu avec Jésus :

[Soyez] toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous.” - 1ère lettre de Pierre, chapitre 13, verset 15.

Examinez toutes choses; retenez ce qui est bon.” - 1ère lettre aux Thessaloniciens, chapitre 5, verset 21.

Mes chers amis, ne croyez pas aveuglément; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.” - 1ère lettre de Jean, chapitre 4, verset 1.

D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si la religion qui donne le plus lieu au débat rationnel, c'est le christianisme. Plusieurs choses y contribuent :

- D'abord la connaissance de Dieu se fonde sur un texte, la Bible, dont la méthode de transmission est la plus fiable parmi des écrits historiques anciens attestés comme La Guerre des Gaules.

- Ensuite le texte de référence du christianisme est un récit ancré dans l'Histoire, et qui offre donc des possibilités de vérification archéologique.

- Et puis c'est une collection de plus d'une soixantaine d'ouvrages écrits sur plus de mille cinq-cents ans par une quarantaine d'auteurs différents - on peut vérifier la cohérence et la continuité de l'ensemble dans son discours sur Dieu, et à propos de la condition humaine.

Prenons, par comparaison, le Coran : c'est d'abord un ensemble de phrases dispersées et rassemblées tardivement, et la fiabilité de la méthode repose plus sur la foi du croyant que sur une démarche scientifiquement valable. C'est aussi et surtout un discours philosophique et religieux (contrairement à la Bible qui est d'abord un récit de faits historiques), on ne peut donc quasiment pas en attester l'historicité. Puis, selon la tradition, il a été transmis par un seul homme - statistiquement, c'est beaucoup plus facile d'être cohérent.

Mais ce n'est pas particulier à l'Islam - les "textes sacrés" des grandes religions ne font pas le poids face à la Bible en matière de rationalité - ni dans la transmission, ni dans l'historicité, et encore mois dans la cohérence.

Alors, si croire en Dieu, c'est arrêter de penser - peut-être, mais normalement pas pour un chrétien. Plus que tout autre croyant, il est encouragé à réfléchir, et il a les moyens d'examiner rationnellement divers aspects des fondements de sa foi.

7 octobre 2011

Les premiers chrétiens : des manipulateurs ?

Peut-être que Jésus y croyait vraiment, à son message. Peut-être même qu'il est vraiment mort sur la croix. Mais franchement, les miracles, la résurrection, dire qu'il était Dieu... c'est pas Jésus qui a écrit la Bible, autant qu'on sache, alors peut-être que ses apôtres ont - même sans penser à mal - exagéré un peu les choses, peut-être qu'ils ont embelli les récits, qu'ils ont idéalisé Jésus, qu'ils ont manqué d'objectivité.

Peut-être. Ou peut-être pas. Je pense que si c'était le cas, ils seraient finalement revenus à la raison. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Et bien je pense que sur tous les apôtres et autres leaders de l'Église primitive, l'un d'eux aurait fini par se remettre en question face à l'adversité. Et quelle adversité ! Tous ont subi une mort violente ou une lente agonie parce qu'ils refusaient de renier leur foi et qu'ils ont continué de la professer malgré les dangers que cela représentait.

D'abord les 5 auteurs principaux du Nouveau Testament ( les 4 biographies de Jésus, et les nombreuses lettres aux églises) :

- Matthieu, apôtre de Jésus, fut martyrisé en Éthiopie, tué par l’épée,

- Marc, disciple de Jésus qui écrit son évangile selon les récits de Pierre, apôtre très proche de Jésus, fut tué à Alexandrie par ses habitants, trainé derrière un char jusqu'à ce que mort s'en suive, devant la statue de la déesse locale Serapis.

- Luc fut pendu à un olivier par des prêtresses païennes, en Grèce.

- Jean fut martyrisé par ébullition dans un bain d’huile lors d’une vague de persécution à Rome. Toutefois, il en réchappa miraculeusement. Il fut ensuite condamné aux mines sur l’île-prison de Pathmos.

- Paul fut torturé, puis décapité sous l’empereur Néron à Rome en 67 ap. JC.

Puis les apôtres et autres leaders de l'Église primitive :

- Jacques, le frère de Jésus (pas un apôtre officiellement) et leader de l'Église de Jérusalem, fut précipité de plus de 30 mètres du pinacle du temple quand il refusa de renier sa foi en Christ. Quand ses tortionnaires découvrirent qu’il avait survécu à la chute, ils le battirent à mort avec un gourdin.

- Nathaniel, était missionnaire en Asie. Il porta son témoignage en ce qui est la Turquie actuelle et fut martyrisé en Arménie par flagellation.

- Pierre fut condamné à mort et crucifié à Rome, la tête en bas, à sa propre requête, parce qu'il ne se considérait pas digne d'avoir une fin égale à celle de son Seigneur.

- André, frère de Pierre, fut crucifié sur en croix en X en Grèce.

- Thomas fut transpercé par une lance en Inde par des prêtres païens, lors d’un de ces voyages missionnaires.

- Bartholomé, qui traduisit l'évangile de Matthieu en Inde, fut battu et crucifié par des religieux locaux.

- Matthias, choisi pour remplacer Judas Iscariote (le traître), fut lapidé et décapité.

- Étienne fut trainé hors de Jérusalem et lapidé par des juifs.

- Philippe, a été martyrisé à Héliopolis en Phrygie (en Grèce moderne), fouetté, emprisonné et finalement crucifié.

- Jacques et Juda (les fils de Zébédée) furent tués l'un sous le reigne de Hérode Agrippa (gouverneur de Judée qui persécuta les chrétiens), et l'autre crucifié à Edesse (en Grèce).

Tous avaient vu Jésus de leurs yeux, et tous annonçaient le même message que celui qui est annoncé aujourd'hui dans la Bible, centré sur la mort et la résurrection de Jésus, y compris tous les miracles qu'il a accompli. On peut mourir pour une croyance, mais on ne meurt pas pour un mensonge. Et quand sa vie est en jeu, on doute, on réfléchit, on se remet en question... et on a besoin de se raccrocher à quelque chose de certain pour tenir le coup.

Alors s'ils n'étaient pas réellement sûrs de ce qu'ils annonçaient, ils ne seraient pas morts pour ça. Et le fait qu'aucun d'entre eux ne se soit détourné de leur foi devant la torture et la mort suggère quelque chose de plus. Cela suggère que ce qui leur est arrivé a réellement changé leur vie, au point qu'ils étaient prêts la risquer pour ce qu'ils avaient trouvé.

Mais surtout, ce ne sont pas les seuls. Au cours de l'histoire, et encore aujourd'hui, des milliers des gens ont tout abandonné, jusqu'à leur vie, et tout enduré par amour pour Jésus, et parce qu'ils avaient trouvé en lui quelque chose qui a bouleversé leur vie au point qu'ils l'ont considéré plus précieux encore que la vie même. C'est mon cas - Jésus est plus précieux que ma vie, je la perdrais pour lui rester fidèle, sans hésiter.

Et toi, es-tu prêt à découvrir quelque chose d'aussi puissant, d'aussi dangereux, d'aussi bouleversant ?

16 septembre 2011

Tableau comparatif des grandes religions

Pour en finir avec le syncrétisme qui dit que toutes les religions ont le même message, ou avec l'idée qu'en reconnaissant que Jésus est un sage, un prophète, ou un dieu parmi d'autres, on a compris et on accepte son message, voici un tableau comparatif des grandes religions sur une vingtaine de concepts fondamentaux.

Je ne m'attarderai pas sur l'Islam et le Judaïsme étant donné qu'Internet regorge de ressources à ce sujet, mais je me concentrerai plutôt sur les religions orientales telles que l'Hindouisme, le Bouddhisme, et le Samkhya-Yoga (sur lequel se fonde la pratique du Yoga), ainsi que sur le Gnosticisme.

Je ne prétendrai pas être objectif : cet article ne représentera qu'une vision chrétienne de ces autres religions, je ne peux malheureusement pas faire mieux, étant chrétien.

Aussi je vous encourage, comme toujours, à vérifier ces informations en lisant, en étudiant, et en discutant avec d'autres personnes. Rien ne vaut une enquête personnelle, ça prend du temps, mais si on n'est pas convaincu de ce qu'on croit (ou de ce qu'on ne croit pas), on se laisse avoir par la première idée venue.

Le but de cet article n'est pas non plus d'encourager des tensions ou des conflits inter-religieux, j'écris au contraire dans une perspective de tolérance, car justement la tolérance inter-religieuse n'est pas possible si on ignore tout de l'autre et de sa religion. Il faut reconnaître ses similarités et ses différences pour se tolérer, sinon ce n'est que de l'indifférence.

Cet article est inspiré des travaux d'Ernest Valea, et le tableau est principalement une traduction de celui présent sur son site en anglais.

18 février 2011

Tous les chemins mènent-ils à Dieu ?

Peut-être, ce n'est pas impossible. Mais si c'est le cas, alors on peut être sûr d'une chose : le christianisme est un mensonge. Et cela, non pas à cause de ce qu'en ont fait les partisans tardifs du Christianisme, en cherchant à gagner la guerre politique et sociale contre les autres mouvements religieux, mais bel et bien à cause de ce qu'a dit Jésus lui-même. "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14:6), "Je suis le bon berger (...), il y aura un seul troupeau, un seul berger" (Jean 10:14-16).

Jésus se déclare exclusif, et se déclare Dieu (Dieu qui, dans tout l'Ancien Testament, se déclare exclusif aussi : "Il n'y a pas d'autre Dieu que moi, je suis le seul Dieu juste et qui sauve (...) Je suis Dieu, et il n'y en a pas d'autre." - Isaïe 45:21-22). Et c'est ce que ses premiers disciples comprenaient "Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés" (Actes 4:12).

Car tu vois, Jésus prétendait être le Dieu unique, qui a créé toutes choses, et qu'il n'y avait que par lui qu'on pouvait être sauvé. S'il était vraiment Dieu, pourquoi mentir ? D'ailleurs, en plus d'aller à l'encontre du message de paix - qu'on lui attribue à mauvais escient - cela serait contraire à la nature même d'un bon Dieu. Le bon Dieu ne ment pas, car s'il ment c'est un mauvais Dieu (un hypocrite, étant donné qu'il nous demande, à nous, de ne pas mentir).

Par conséquent, soit toutes les religions sont valables et équivalentes, auquel cas le christianisme est dans le faux; ou soit seul le message de Jésus est vrai, et tout le reste est faux. Il n'y a pas d'autre possibilité.

23 août 2010

Une foi sans pareille

Regardez ce qui, dans le christianisme, est différent de toutes les religions, non pas pour créer des divisions, mais parce que c'est précisément ça qui va vous permettre de devenir des agents de paix et de réconciliation dans la monde.

Et ce qui est différent, c'est l'origine, le but et la méthode du salut que nous offre Jésus.

L'origine, c'est Dieu qui vit et meurt parmi nous, alors que dans toute autre religion, c'est un homme qui enseigne.

Le but, c'est de restaurer la chair, et ce monde, à leur état originel; là où toutes les religions présentent comme objectif du salut la libération (fuite) de la chair et du monde physique (que ce soit par la réincarnation en passant par différents états de conscience ou par des pratiques rituelles strictes pour aller au Paradis).

Enfin, la méthode, c'est la grâce : c'est Dieu qui aime et se sacrifie pour nous; alors que toutes les religions nous disent qu'il faut que les humains aiment et fassent des sacrifices pour gagner l'amour de Dieu.

Et ce sont ces trois choses uniques, ces trois points de doctrines différents des religions, qui nous protègeront des méfaits de la religion.

Il n'y a pas d'autre foi qui nous dise que d'autres personnes qui ne partagent pas les mêmes croyances seront meilleures que nous. Il n'y a pas d'autre foi qui offre un espoir pour ce monde ici et tout de suite, sans devoir attendre une récompense ou une punition après la mort. Il n'y a pas d'autre foi dans l'histoire du monde qui réunisse autant d'ethnies, de classes sociales, d'orientations sexuelles, et d'opinions politiques diverses.

Comment est-ce qu'une foi aussi exclusive que la foi chrétienne peut réussir à être un mouvement aussi inclusif ? Tout simplement parce que Jésus est Dieu, mort sur la croix, aimant des gens qui ne l'aimaient pas, servant des gens qui le méprisaient, mort pour des gens qui le haïssaient, et que lorsque les gens ont accueilli dans leur cœur ce message, ils ne pouvaient plus se croire supérieurs, ils ne pouvaient plus être autre chose qu'humbles.

Malheureusement, les hommes ont vite fait de dévier vers une religion qu'ils ont labellisé « christianisme », mais ce n'est pas de ça que je vous parle. Je vous parle de la foi en Jésus Christ.

17 juillet 2010

Tu crois détenir la vérité ?

Quand quelqu'un persiste à me dire qu'en ce qui concerne la réalité spirituelle (la foi), le point de vue de chacun est égal, je lui répond que ce qu'il affirme est un point de vue qui concerne la réalité spirituelle et qu'il prétend par là que si tout le monde pensait comme lui, nous vivrions dans un monde meilleur.

Chacun a forcément des points de vue qui lui sont exclusifs. Dire que personne ne devrait prétendre détenir la vérité, c'est prétendre détenir la vérité.

Alors la vraie question n'est pas « Penses-tu détenir la vérité ? » – tout le monde le pense, quoi qu'on en dise – mais « Quel ensemble de points de vues exclusifs par rapport à la vérité mènera à une attitude humble, pacifique, et ouverte envers les gens dont l'avis diverge fondamentalement ? ».

Au centre du point de vue exclusif chrétien, il y a un homme sur une croix, qui meurt pour ses ennemis, et qui prie pour qu'ils soient pardonnés. Quiconque réfléchit aux implications de cela sera amené à respecter et même aimer ses opposants.

16 juin 2010

Le Christianisme Biblique : seul vrai Théisme

Dans les articles précédents, j'ai parlé de l'opposition fondamentale entre Monisme/Unisme et Théisme/Deuxisme. J'ai aussi exposé l'erreur du postmodernisme qui cherche à reléguer le monothéisme chrétien à une étape révolue de l'évolution de la pensée humaine. J'aimerais maintenant aborder la question des 3 religions monothéistes traditionnelles, le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam, afin de préciser pourquoi seul le Christianisme est réellement un Deuxisme tandis que les deux autres sont des Unismes.

Pour avoir une séparation entre le créateur et le créé, il faut que le créateur soit personnel. Sinon, il ne peut pas y avoir de créateur. Une force créatrice tout au plus, mais cela est l'apanage de l'Unisme : la force créatrice ne peut exister sans le créé, puisque c'est ce qui la définit (la force créatrice crée).

A priori, le Dieu créateur ne peut être personnel - exister seul - sans créer, car sinon, de quoi est-il Dieu ? Mais s'il est défini par sa création, alors c'est qu'ils ne peuvent exister l'un sans l'autre, et qu'ils font partie du même cercle... la seule issue à cela est qu'un Dieu personnel doit être multipersonnel (tripersonnel, par exemple... au hasard). Un seul Dieu, plusieurs personnes différentes, qui peuvent se reconnaître mutuellement - ainsi Dieu peut être personnel sans avoir à créer, et ce qu'il crée est différent de lui (créé vs créateur).

Et c'est exactement le contraire qu'on retrouve dans le Judaïsme et dans l'Islam : c'est un être prétendument personnel, puisqu'il se définit par rapport à sa création, mais du coup ce n'est plus un Dieu, puisqu'il a besoin de créer pour devenir Dieu. En fait, dans ces deux religions, Dieu est Autre, mais il n'est pas personnel non plus : comment est-on une personne s'il n'y a pas d'autres personnes autour de soi pour faire la différence ? On ne peut interagir, sur le plan physique, spirituel ou émotionnel, avec quoi que ce soit.

Si bien que le Soufisme et la Kabbale (courants gnostiques) se sont largement popularisés, prônant qu'il faut trouver Dieu en soi (Monisme/Unisme). C'est le prix à payer pour rendre le Dieu de l'Islam et du Judaïsme, personnel.

5 avril 2010

"Toutes les religions ont un seul message

... et si tout le monde voulait bien s'accorder là-dessus, alors, ce serait la fin des conflits et le début d'une utopie".

Séduisante illusion. Comme si le problème de l'homme résidait dans ses croyances.

J'ai déjà parlé des particularités du message chrétien (ici, ici et ici), qui le rendait irréconciliable avec aux autres religions, et, pour tout dire, inégalable. Je vais maintenant aborder la question des différences de religions de manière plus large.

Il existe une division fondamentale entre deux types de visions du monde, de religions.

Le premier type, c'est ce qu'on appelle le Monisme : Tout est Un, et l'Un est tout. Le concept est souvent représenté par un cercle.



Le second type, c'est le Théisme : il y a le créateur, et le créé. Pour reprendre l'idée de cercle, il y a deux cercles, séparés.



Peter Jones, professeur à au Westminster Seminary, et spécialiste de la question, a même créé deux termes spécifiques pour ces deux visions du monde, afin de les rendre plus évidents à comprendre : "l'Unisme" et le "Deuxisme", en référence au nombre de cercles.



L'Unisme et le Deuxisme sont deux visions du monde qui sont en conflit depuis des millénaires, et irréconciliables :

- l'Unisme confond créateur et créé, prétendant que l'homme est d'essence ou de nature divine, que toute divinité est impersonnelle, et donc promeut l'adoration du créé là où le Deuxisme incite à l'adoration du créateur uniquement.

- l'Unisme est ésotérique, introspectif, immanent (là réponse est à l'intérieur, de soi ou du monde), tandis que le Deuxisme est exotérique, extraspectif, transcendant (la réponse vient de l'extérieur).

11 novembre 2009

En quoi le Christianisme serait-il mieux qu'une autre foi ?

Selon Tim Keller, la religion est souvent une mauvaise chose. Elle mène la plupart du temps à des divisions et à des guerres. Je suis d'accord avec lui. Mais comment l'expliquer ? En fait, ça se passe en plusieurs étapes, sur une pente glissante.

D'abord, la foi dit ce qui est bien et ce qui est mal, donc on essaye d'accomplir ce qui est bien et on ne peut pas s'empêcher de penser que par conséquent, on des quelqu'un de bien. Par opposition aux autres, qui ne sont pas des gens bien, ou pas aussi bien que soi. On acquiert donc un sens de supériorité. C'est ce même sens de supériorité qu'on retrouve chez les gens qui travaillent dur et se sentent supérieurs aux gens qu'ils considèrent fainéants, ou chez les gens qui ne croient pas en Dieu parce qu'ils pensent que c'est pour les faibles d'esprit et se croient eux-mêmes forts d'esprit, etc.

Ensuite, de ce sens de supériorité suit une séparation. On ne passe plus de temps avec les autres, qui ne sont pas aussi bien de nous. On préfère s'entourer de gens bien, comme nous, parce qu'on a les mêmes valeurs, et qu'on agit de la même manière. C'est naturel : un juif pratiquant ne va pas s'entourer d'antisémites, un activiste homo ne va pas s'entourer d'homophobes militants, etc.

Une fois qu'on est séparé, on en vient à caricaturer les autres. On ne les voit plus qu'en deux dimensions, parce qu'on ne les connaît plus. Ils ne sont plus qu'une façade, une image qu'on peut redessiner à loisir, par antagonisme.

Enfin vient l'oppression, d'abord passive, puis active. Ces gens-là ne pensent pas comme nous, ils n'agissent pas comme nous, alors qu'ils devraient. Donc on va plus ou moins inconsciemment exercer une pression sociale sur eux pour qu'ils changent, pour qu'ils se conforment à nos idées et à nos actes. Parce que nous, on a raison, et eux ils ont tort.

Supériorité, séparation, caricature, oppression passive, et oppression active. Vous remarquerez que ce n'est pas uniquement l'apanage des religions, c'est en fait le cercle vicieux de tout raisonnement qui comment par définir l'homme en fonction de ses actes. Ce qui, accessoirement, est un des principe de base de notre société.

Et c'est là que le christianisme diffère de toutes les autres religions, parce qu'il contient un présupposé d'humilité : l'homme est pêcheur, et en cela il ne vaut pas mieux qu'un autre. Pire encore : l'homme ne peut pas "mériter" d'être sauvé. C'est parce qu'on est sauvé qu'on fait de bonnes choses, pas pour être sauvé qu'on fait de bonnes choses.

Même l'Abbé Pierre ou Mère Térésa ne valaient pas mieux qu'Hitler ou Pol Pot. Bien sûr, l'Abbé Pierre et Mère Térésa ont probablement fait plus de bonnes choses qu'Hitler et Pol Pot, mais tous étaient irrémédiablement pêcheurs. La seule différence est que l'Abbé Pierre et Mère Térésa ont accepté Jésus dans leur vie, et toutes les bonnes actions effectuées l'ont été à travers la relation qu'ils ont eu avec lui.

C'est pourquoi, encore une fois, le christianisme n'est pas une religion. Le bien que les chrétiens manifestent, et qui est réclamé par Dieu, vient directement de Jésus. Et les chrétiens n'ont rien fait pour le mériter, c'est même plutôt le contraire.

7 novembre 2009

Religieusement Incorrect

"L'exclusivisme chrétien, c'est quelque chose, quand même. Ne pourrait-on pas être plus tolérant, et accepter qu'on adore tous le même Dieu, même si on lui donne des noms différents ? Je veux dire, après tout, les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans... et même les autres religions, c'est juste une vision particulière, culturelle, du même Dieu, après tout."

C'est plus ou moins ce qu'on entend de nos jours. Récemment j'étais à une table avec une athée, Jelena, une catholique, Tatiana, et une musulmane, Zohra. L'athée nous fait remarquer : "Mais, c'est le même Dieu que vous adorez". Tatiana, la catholique et Zohra, la musulmane, acquiescent, tandis que je m'empresse de dire : "Non". Regard interrogatif de mes trois amies. Jelena, l'athée ajoute "Oui, enfin vous lui donnez un nom différent, mais bon...". Les deux autres confirment. Je persiste et signe : "Non".

Alors je m'explique : "Mettons que je te dise que Tatiana sort avec Jean, qui est un grand mec blond et qui adore les courses de voitures, et que Zohra te dise que Tatiana sort avec Paul, un petit mec brun qui adore les courses de voitures. Tu as beau te dire que dans les deux cas c'est un mec qui adore les courses de voiture, et que peut-être que l'un de nous deux a mal compris le nom, il n'en reste pas moins qu'il y a trop de différence entre un grand mec blond et un petit mec brun pour qu'on parle tous les deux de la même personne. L'un de nous deux se trompe, ou alors les deux se trompent, mais les deux ne peuvent pas parler de la même personne - ou alors ils n'ont aucune idée de qui est réellement cette personne".

Finalement, Tatiana et Zohra s'accordent à mon avis. Alors Jelena demande : "Mais en quoi vos dieux sont-ils différents ?". Je parle de la trinité. Personne ne comprend le concept - moi même j'ai du mal, c'est pour moi plus une notion de fait qu'une compréhension de la chose. Néanmoins, si Jésus est Dieu, Dieu ne peut pas être unique dans le sens où le décrit dans le Coran, et ça c'est très clair.

Pour ceux qui veulent chercher un peu plus loin :

Après avoir réfléchi à tout ça, j'ai effectué quelques recherches, et voici la confirmation de ce que je disais, c'est-à-dire que la vision Chrétienne de Dieu est incompatible avec la vision Coranique de Dieu :

Évangile de Jean, chapitre 10, verset 30. Jésus dit: "Moi et [Dieu] le Père nous sommes un." Les Juifs qui entendent ça reproche à Jésus de se prendre pour Dieu, et il ne les contredit pas.

Évangile de Jean, chapitre 8, verset 58. Jésus dit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, je suis." L'expression "Je suis" est couramment utilisée dans l'Ancien Testament, par Dieu, pour se décrire. Et puis même sans ça, pour déclarer exister avant Abraham, il faudrait être vieux de plusieurs millénaires.

Dans Apocalypse, un ange indique à l'apôtre Jean de n'adorer que Dieu (Apocalypse chapitre 19, verset 10). Plusieurs fois dans la Bible, Jésus est adoré ( Évangile de Matthieu, chapitre 2, verset 11; chapitre 14, verset 33; chapitre 28, verset 9 et 17; Évangile de Luc chapitre 24, verset 52; Évangile de Jean, chapitre 9, verset 38). Il n'empêche jamais les gens de l'adorer. Si Jésus n'était pas Dieu, Il aurait dit au peuple de ne pas l'adorer, tout comme l'ange dans l'Apocalypse l'avait fait. Il y a plusieurs autres passages et versets dans la Bible chrétienne qui proclament la divinité de Jésus.

Passons maintenant au Coran :

Sourate 4, verset 48 : "Allah ne pardonne point qu'on lui associe d'autres divinités, mais Il pardonne à qui Il veut les autres péchés".

Sourate 4, verset 137 : "Ceux qui (...) renient leur foi (...) Allah ne leur pardonnera jamais".

Sourate 47, verset 34 : "Ceux qui ne croient pas [en Allah] puis détournent les autres de la Voie de Dieu (...), jamais le Seigneur ne leur accordera Son pardon".

Dans le Coran, Jésus n'est qu'un homme. Un homme presque parfait, le deuxième prophète le plus important (après Mahomet), mais un homme quand même. Pas l'égal de Dieu.

Quiconque croit que Jésus est Dieu ne serait jamais pardonné par Allah, s'il existe, tout comme quiconque ne croit pas que Jésus est Dieu ne serait jamais réconcilié avec le Dieu décrit dans la Bible, s'il existe.