29 juillet 2010

C'est quoi un évangélique ?

Tout d'abord, un évangélique c'est un type de croyant, et ce n'est pas la même chose qu'être évangéliste, qui est une profession.

Ensuite, un évangélique, c'est un Protestant. Autrement dit, un hérétique, un libre-penseur, qui refuse de se conformer aux dogmes et à la tradition de l'Église Catholique, cherchant à être fidèle uniquement au message originel de Jésus.

Pourquoi évangélique plutôt que protestant ? D'abord, parce que protestant a une mauvaise connotation (protester contre), et que le but n'est pas de casser du sucre sur le dos de l'Eglise Catholique. Ensuite, parce que les évangéliques sont un courant particulier du protestantisme (parmi tant d'autres, mais forcément quand on est libre de ne pas être d'accord, il y a des divisions). Les évangéliques sont connus pour mettre l'accent sur l'expression de leur foi en publique, et leur tendance à parler de Dieu autour d'eux. Ils sont aussi en général plutôt conservateurs (bibliquement, pas politiquement).

Mais attention, de plus en plus de personnes se disent « évangéliques » sans correspondre à ce que je vais énoncer ici. Dans le passé de nombreuses personnes se sont dites chrétiennes sans même croire en Dieu ou avoir compris le message de Jésus, les menant parfois à des extrémités désastreuses comme les Croisades et l'Inquisition. Malheureusement l'amalgame est toujours d'actualité – alors réservez votre jugement sur les évangéliques jusqu'à ce que vous en ayez réellement rencontré un.

Pour définir les choses historiquement mais simplement, je vais reprendre quelques points de la doctrine protestante : Sola Fe, Sola Gracia, Sola Scriptura, et Solo Cristo.

Sola Fe – la Foi et rien d'autre.

Si Dieu existe tel que la Bible le décrit, c'est lui qui a créé le monde. C'est donc Dieu qui donne son sens au monde et à la vie, et il est important de connaître Dieu pour connaître ce sens. La raison ne suffit pas. L'expérience ne suffit pas. Cela se fait par la foi.

Sola Gracia – la Grâce et rien d'autre.

La religion impose de faire des actes et efforts particuliers afin de gagner les bonnes grâces de Dieu, dans un processus pour se rapprocher de lui et être quelqu'un de bien. Mais les évangéliques ne sont pas religieux. Ils croient que Dieu a déjà fait tout ce qui était possible et nécessaire pour rapprocher les hommes de Dieu. On ne peut pas mériter l'amour de Dieu, ou son pardon, ce sont des dons gratuits – c'est la Grâce.

Sola Scriptura – Les Écritures et rien d'autre.

Comment sait-on ce en quoi on croit ? En d'autres termes, quelles sont les autorités qui peuvent nous renseigner sur Dieu de manière fiable ? Certainement pas les institutions, ou la tradition. Nous croyons que seule la Bible, inspirée par Dieu, est un document fiable. C'est pour ça que pour les évangéliques, la lecture personnelle de la Bible est si importante : on ne peut pas se contenter de faire confiance à ce qu'un curé ou un pape va nous dire. Il faut s'informer, étudier et réfléchir par soi-même.

Solo Cristo – Jésus et personne d'autre.

Jésus est le seule chemin vers Dieu, le seul médiateur entre Dieu et les hommes. Pas besoin de pape, de saints, ou de hiérarchie. Mais aussi, pas d'autre foi qui vaille : Jésus est Dieu, il est la vérité, et aucun autre « dieu » ou « saint » des religions n'est compatible avec ça. C'est ce que dit la Bible, et donc c'est ce que nous croyons.

26 juillet 2010

Pas besoin de Dieu

As-tu déjà dit à quelqu'un « Je t'aime » ?

As-tu déjà menti à cette personne ?

Et elle, t'a-t-elle déjà menti ?

Toi et moi voulons connaître un amour « véritable », et tu serais sûrement d'accord pour dire que la base d'une relation c'est l'honnêteté et la communication. Et pourtant, toi et moi sommes incapables de pratiquer ce type d'amour. On s'accommode de la réalité, faute de savoir que ça pourrait être mieux, mais pas faute de l'espérer.

La loi de notre cœur nous condamne : nous n'arrivons même pas à respecter nos propres principes. Mais il ne s'agit pas seulement du domaine amoureux. De manière générale, nous savons comment nous voulons être traités – avec respect, tolérance, amour – et pourtant si souvent nous refusons de traiter les autres de la même manière.

En bref, nous ne sommes pas parfaits. Mais ce n'est pas la fin du monde ! Nous ne sommes qu'humains, après tout. Et puis, nous avons une capacité extraordinaire – bien que largement sous-exploitée – c'est celle d'apprendre. Et on peut apprendre de ses erreurs, mais c'est quand même mieux d'apprendre de ses réussites. Prévenir plutôt que guérir.

Et pour ça, il faut demander de l'aide. Arrêter de se dire qu'on sait forcément mieux ce qui est bon pour nous. Éviter les traumatismes inutiles.

Si Dieu, tel que la Bible le décrit, existe, alors nous avons besoin de son aide. Pas pour éviter l'Enfer, bien que ce soit un avantage non négligeable, mais simplement pour profiter pleinement de la vie. Profiter pleinement des relations, du sexe, de la famille, des amis, de sa tête, du travail, du monde... Et faire face aux difficultés. Vivre une vie transformée.

23 juillet 2010

L'avortement

Notre esprit occidental aime les limites exactes. A partir de quand es-t-on adulte ? 18 ans, c'est la loi qui le dit. Bien sûr, on pourrait avoir une idée bien plus réaliste de la chose en se disant que tout le monde n'est pas mature à 18 ans, que peut-être on n'est pas adulte avant que nos parents ne soient plus là, ou avant qu'on ait des enfants... Ou tout simplement que c'est un processus. Parce que la vérité c'est qu'à quelques heures, jours, ou à quelques mois près, ça ne fait pas une grande différence.

Si la science nous éclaire sur la vie prénatale, c'est surtout au niveau de la psychologie : de nombreux troubles psychologiques et caractéristiques personnelles trouvent leur origine dans des facteurs de l'environnement embryonnaire. Mais pour des raisons pratiques, on dit que la personne humaine apparaît comme par magie à la naissance, pas avant.

Du coup on se retrouve avec des titres à scandales comme « Une mère tue son enfant à la naissance ». C'est horrible ! Non mais vous vous rendez compte ? Alors que si elle l'avait fait 3 mois plus tôt dans une clinique, personne n'aurait rien dit. Et en plus, ça aurait été remboursé par la sécurité sociale.

De qui se moque-t-on ? Le bébé est déjà une personne humaine dans le ventre de sa mère, depuis la fécondation. Peu importe que la Constitution n'accorde droits et libertés qu'à la naissance, ce n'est pas parce qu'on l'a écrit quelque part que ça devient vrai.

Imaginez : un homme agresse une femme dans la rue. Il est arrêté, jugé, condamné à prison avec sursis et une amende. Même cas de figure, mais la femme est enceinte, et elle perd son enfant. Mais s'il ne s'agit pas d'une personne humaine, alors quelle est la différence ?

N'oublions pas la femme dans tout ça : la plupart des celles qui se font avorter ont des séquelles physiques et psychologiques. Or je ne connais aucun parent qui ait choisi de ne pas avorter malgré les risques et qui l'ait regretté. C'est un choix d'aimer malgré tout. On s'inquiète de ce que l'enfant va souffrir dans sa vie, mais d'une part nous n'avons aucune garantie qu'un quelconque enfant ne va pas souffrir autant suite à un accident, et d'autre part on oublie que l'amour en vaut la peine. L'amour en vaut la peine. Demandez aux gens dont les parents ont vus leur médecin leur recommander d'avorter. Posez-leur la question, ou bien dites-leur qu'ils devraient être morts.

La Bible défend la liberté individuelle, la liberté de choisir, et je ne chercherai pas à imposer une grossesse et un accouchement à qui que ce soit - les cas sont trop divers et particuliers pour faire une généralité. C'est à chacun de décider. J'encourage simplement toutes les solutions responsables. Nous devons aussi garder à l'esprit qu'il y a une tension entre l'idéal Biblique et la réalité de ce monde, et qu'au milieu de tout ça Jésus nous appelle à assumer nos responsabilités.

Le sexe, les relations, l'avortement, l'adoption, le mariage, le divorce, il ne s'agit pas de choses séparées. Chacun d'entre nous est une seule et même personne, chacun de nos choix nous entraine dans une direction ou une autre, et nous en subissons les conséquences - que nous le voulions ou non, que nous en soyons conscients ou non.

La Bible considère ces questions dans leur ensemble, et nous appelle à une conduite responsable. Plus on agit sans en tenir compte, et plus les problèmes se posent.

20 juillet 2010

4 Questions

Nouvelle ère, nouvelles réponses. Voyons ce que le postmodernisme apporte comme réponse aux quatre questions fondamentales que se pose l'homme depuis des millénaires, et comparons avec ce qu'en dit Jésus.

Postmodernisme

Qui suis-je ? Je ne suis rien. Un accident, une erreur, un singe plus évolué. Je ne rime à rien. En fait, je ne vaux pas plus qu'un animal, mais si on se retrouve sur le même territoire – devine qui doit débarrasser le plancher ?

Pourquoi suis-je là ? Pour en profiter au maximum. S'il n'y a pas de sens ultime ou de morale objective, alors tout ce qui importe c'est le pouvoir. Est-ce que je suis plus puissant que toi, et est-ce que tu as quelque chose que je veux ? Si oui, alors je peux te le prendre pour accroître ma propre satisfaction (même si je la cache derrière un bel idéal comme le « bien de tous »).

Je m'étends un peu plus longuement ici : c'est typiquement l'attitude qu'ont adopté les régimes communistes. C'est aussi celle qu'a adopté le régime Nazi. Mais ne les jugez pas si durement, c'est le même raisonnement qui nous permet aujourd'hui de réduire un enfant à un embarrassant amas de chair. On se débarrasse des enfants handicapés dans le ventre de leur mère notamment parce qu'ils gênent notre capacité à profiter de la vie – et on fait la même chose avec les personnes âgées.

Quel est le problème du monde ? Les gens ne sont pas assez éduqués ou pas assez gouvernés.

Comment régler ce problème ? Une meilleur éducation et un meilleur gouvernement.

Sauf que ça ne marche pas. Il suffit de regarder l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Asie du Sud-Est : oui, il y a eu des progrès, mais la plupart de gens éduqués par nos soins occidentaux ont fini par devenir des dictateurs ou des terroristes d'autant plus sophistiqués.

Quant au gouvernement, n'y pensons pas : les États-Unis sont un "modèle" de gouvernement de contrôle et de punition, et pourtant c'est aussi là qu'on voit le plus de crime, de décadence, de traffic et de corruption. Ne parlons même pas de la France.

Jésus

Qui suis-je ? Une créature à l'image de Dieu, le couronnement et la gloire de sa création.

Pourquoi je suis là ? Pour rendre à Dieu l'amour et la gloire qu'il me donne chaque jour – en aimant mon prochain et en prenant soin de sa création notamment.

Quel est le problème du monde ? Le problème du monde, c'est moi, et tous ceux qui comme moi refusent de faire ce que je nous sommes censés faire (voir question 2), pour rechercher leur propre intérêt à la place.

Comment régler ce problème ? Par la mort de Jésus, la repentance et la foi en Dieu.