28 septembre 2009

Partager sa foi

On peut apprendre, je pense, au moins deux choses de Jésus sur la manière de parler de sa foi, de Dieu, du Christianisme, à des gens qui n'y connaissent rien et/ou s'y opposent.

La première chose, c'est d'utiliser des paraboles. C'est un peu bateau, mais ça marche bien, c'est très pédagogique. Évidemment, il ne faut pas en inventer sur le moment, parce que sinon elles risquent d'être facilement déformées/retournées contre vous. Une parabole est censée véhiculer un message en symbolisant différents éléments, mais si certains éléments sont mal symbolisés, les gens pourraient les réutiliser pour étendre le champs de la parabole vers quelque chose qui n'a rien à voir, voire quelque chose qui contredirait le message. Vous trouverez de bonnes paraboles dans la Bible, mais n'hésitez pas à en puiser ailleurs (discours d'apologètes, votre propre réflexion, ect.).

La seconde chose, c'est de poser des questions. Inutile d'essayer de remplir un verre plein d'eau. Si les gens ont déjà l'impression d'avoir une vision du monde cohérente, toutes vos élucubrations, aussi sophistiquées soient-elles, resteront sans effet. Il faut proposer de remplir un vide, et pour cela il faut mettre ce vide en évidence. Jésus, quand il était remis en question par les Pharisiens, se défendait souvent en les remettant eux-mêmes en cause, et leur hypocrisie par rapport aux croyances qu'ils professaient. N'oubliez pas qu'il y a plusieurs visions du monde, plusieurs morales, mais une seule est cohérente, puisqu'une seule est vraie.

En outre, si on vous pose des questions, ne vous jetez pas sur les gens avec des réponses apprises par cœur. Comme le dit souvent Yohann Tourne (SIR du GBU Centre-Ouest), il faut trouver la question derrière la question. Si vous répondez de manière convaincante à une question mais que la personne vous en pose une autre du même type, puis une autre, etc. il est clair qu'il y a un problème non résolu qui génère ces questions, et c'est ce problème qu'il faut mettre au jour et résoudre. Donc, si on vous pose une question, demandez-vous : "Pourquoi cette personne me pose-t-elle cette question ?", et n'hésitez pas à poser la question à la personne, pour arriver au cœur du problème et ne pas perdre votre temps.

Enfin, rien ne vaut mieux que la simplicité. Répondez aux questions difficiles si les gens insistent, si vous vous sentez d'attaque, mais au final rappelez-vous que le message central du Christianisme est simple, et que c'est tout ce qui importe vraiment. Si les gens sentent qu'ils perdent pied dans vos explications théologiques, ils risquent de relativiser en se disant "après tout je n'y connais rien, qu'est-ce qui me prouve que tout ça c'est vrai?". Alors limitez-vous à quelques phrases, et utilisez des exemples bibliques, si les gens veulent en savoir plus ils iront se renseigner par eux-mêmes... une fois qu'ils seront chrétiens.

27 septembre 2009

Aborder la pensée postmoderne

Je préfère encore les modernes, au moins on peut utiliser la raison et la science pour discuter avec eux... mais les postmodernes ! On ne peut rien établir de "vrai" ou de "réel" ! Comment s'en sortir ?

Avec l'arrivée de cette nouvelle dictature des sentiments, la réflexion, les débats ont-ils seulement raisons d'être ? N'est pas s'escrimer dans le vide que de chercher à "démonter" le postmodernisme ? Et puis, nous ne sommes pas tous des philosophes en herbe...

Alors à partir de là nous avons, je pense, deux options :

1. Faire réaliser à la personne qu'elle n'adhère en fait pas à la pensée postmoderne. Souvent les gens ne sont pas conscients du fait qu'ils sont influencés dans leur philosophie par la société, les pubs, les films qui les entourent. D'abord il faut leur expliquer que leurs idées ne sont pas originales (dans le sens où elles ne viennent pas forcément d'eux, et ne sont pas nouvelles), ensuite il faut leur montrer où un tel raisonnement mène... et à partir de là espérer qu'ils se réorientent vers une autre philosophie (probablement le modernisme).

Si ça ne marche pas, solution suivante :

2. Ne pas chercher à argumenter. Au contraire, utiliser cette pseudo-philosophie pour amener les gens à connaître Christ à travers les sentiments. Je ne suis pas le premier à le dire, les mouvements charismatiques pourraient être d'une aide certaine dans cette entreprise. Néanmoins, il faut que la connaissance de Jésus aille au-delà des sentiments, ces derniers ne seront qu'une porte d'entrée. Car au final tout chrétien devra rejeter le post-modernisme.

24 septembre 2009

Pourquoi le Christianisme plutôt qu'une autre foi ?

Parce que nous, on a la vérité. Naaan, je rigole... enfin, je le pense, mais ce n'est pas ça mon argumentation. Quand même.

Alors, déjà, voyons en quoi le Christianisme est différent des autres fois :

- Son leader prétendait être Dieu lui-même, alors que toutes les autres fois suivent l'enseignement de quelqu'un qui ne prétendait pas être Dieu, ou divin, voire qui clamait même ne pas être Dieu ou divin. Ces autres leaders prétendaient être en rapport avec le divin, et obtenir la révélation de cette divinité qu'ils devaient ensuite transmettre. Jésus prétendait être la révélation.

- Le Salut est gratuit, vous n'avez pas besoin d'accomplir quoi que ce soit pour être sauvés. En fait, vous ne pouvez rien faire pour être sauvés, mais comme Dieu vous aime bien quand même, Il vous offre le Salut. Dans toutes les autres fois, vous devez faire de bonnes actions, pour mériter le Salut.

- Le Salut est assuré, puisqu'il est gratuit. Dans toutes les autres fois, vous vous démenez toute votre vie à essayer de faire du bien pour compenser tout le mal que vous causez, et vous n'êtes pas sûrs d'y arriver. Vous ne le savez que quand vous mourrez, c'est "la surprise".

- La transformation vient après le Salut, autrement dit, vous êtes sauvés par votre relation avec Dieu, et cette relation va commencer à vous transformer, pour que ce soit plus facile pour vous de "faire le bien" et plus facile de ne pas "faire le mal". Dans toutes les autres fois, vous devez vous débrouiller tous seuls pour vous transformer, et si vous y arrivez, vous êtes sauvés.

Voilà, en gros, ce qui rend le Christianisme particulier. Les conséquences de ces choses sont les suivantes :

- Le Christianisme est accessible à tous, et d'ailleurs je n'imagine pas un Dieu qui laisse de côté certaines personnes. Tous les autres "dieux" réclament énormément de leurs fidèles, c'est peut-être aussi pour ça qu'ils n'y arrivent pas pour la plupart, et finissent par abandonner ou faire semblant d'y arriver.

- Le Christianisme est vérifiable, vous pouvez le faire personnellement. Si vous vous convertissez, c'est-à-dire que vous entamez une véritable relation avec Dieu, et que rien ne se passe, que vous ne changez pas, alors vous saurez que c'est un mensonge. J'imagine que certains diront qu'ils ont besoin d'avoir la foi avant de se convertir, mais avoir la foi, c'est justement se convertir. C'est une disposition d'esprit, qui peut vous arriver, surtout si vous le décidez. La foi, c'est aussi un choix.

- Le Christianisme est libérateur, contrairement à toutes les religions, qui vont vous enfermer dans des règles, des rituels, des dogmes, des devoirs, des interdits... C'est une relation avec Dieu, au cours de laquelle vous prendrez conscience de qui vous êtes et de qui Il est. De cette relation naîtra en vous une envie de suivre l'exemple de Jésus, et Dieu habitera en vous pour vous changer de l'intérieur, afin de vous aider à suivre son exemple.

Voilà pourquoi, entre autres choses, le Christianisme est une réponse plus adéquate à la question de Dieu, du bien, du mal, et à la question de l'Homme.

22 septembre 2009

Je ne suis pas quelqu'un de mauvais

Plutôt que de répéter ce que Jésus a dit, je vais considérer la question sous un autre angle...

Vous n’êtes pas quelqu’un de mauvais ?

Qu’est-ce que ça veut dire, que globalement vous avez fait plus de choses dont vous êtes fier dans votre vie que de choses dont vous avez honte ? Que vous avez fait très peu de « mauvaises actions » ? Que ce n’est pas dans votre nature d’agir mal ? Ou encore que vous vous efforcez de faire de bonnes actions ?

Voyons ça. Je doute que n’importe lequel d’entre vous puisse dire qu’il n’a jamais rien fait dont il n’ait honte, ou dont il n’aurait pas jugé « bien » qu’on lui fasse. Mentir, parler dans le dos, voler, tricher, voire tromper... ou autre.

Ainsi, il y a quelque chose en vous qui, mettons, parfois, vous pousse à faire ces choses. C’est donc que vous n’êtes pas « parfaitement bon ». Et ça, je suppose que vous vous y accorderez. Il y a malgré tout ne serait-ce qu’un peu de mal en vous.

Alors, la question, c’est qu’est-ce qui est le plus facile à choisir pour vous ? Le « bien », ou le « mal » ?

Un exemple. Vous téléchargez de la musique illégalement sur Internet ? Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous blâmer. Mais si un flic vous posait la question, que répondriez-vous ? Il faudrait être fou pour reconnaître ouvertement devant un représentant de la justice qu’on a commis un crime, surtout connaissance de cause.

Vous ne pensez peut-être pas que c’est un si grand crime. Mais luttez-vous activement pour que ce soit légalisé ? Ou trouvez-vous plus facile de le faire dans votre coin sans chercher à changer les choses ? La réponse à cette question révèle bien votre nature (encore une fois, je ne vous blâme pas, je suis pareil !).

Il semblerait que vous ayez une grande facilité pour choisir le « mal » (mentir lâchement, agir dans l’ombre, voler) plutôt que le « bien » (lutter contre l’injustice, être honnête). Cet exemple ne vous suffit pas ?

Quand vous croisez un mendiant, passez-vous votre chemin en évitant de le regarder ? Quand vous savez qu’une personne de votre connaissance trompe son ou sa petit(e)-ami(e), est-ce que vous vous « contentez » de leur dire que ce serait peut-être bien d’arrêter ? Mais après tout, ne rien faire, ou pas grand-chose, ce n’est pas faire le mal... si ?

Pourtant, si vous étiez de l’autre côté, si vous étiez ce mendiant, si vous étiez cet(te) ami(e) que l’on trompe, à qui l'on ment, dont on parle dans le dos, etc., est-ce que vous trouveriez que c’est « bien » ?

Et sinon, des choses « bien », vous en faites ? Est-ce que vous donnez un peu à une cause, ou est-ce que vous dépensez tout votre argent « superficiel » dans votre plaisir personnel (livres, ciné, resto, sorties...) ? Est-ce que vous donnez de votre temps dans une association pour améliorer les choses ? Le monde va mal, mais vous ne faites rien - ou pas grand-chose - pour changer les choses ?

Alors, posez-vous la question. S’il est plus facile pour vous de choisir de « mal agir » plutôt que de « bien agir » et d’en supporter les conséquences, peut-être que vous n’êtes pas aussi « bien » que vous le pensez.

Et ce n’est pas parce qu’il y a pire ailleurs que ça change quoi que ce soit : il y a aussi mieux ailleurs. Ne cherchez pas non plus à vous dire que vous êtes « mieux que la majorité ». Un 3/20, même si la plupart des gens ont entre 0 et 2, c’est toujours un 3/20.

Enfin, ne voyez pas ceci comme une accusation. Je crois qu'aucun de nous n'est vraiment "quelqu'un de bien".