21 août 2009

Croyance et Raison

Souvent les gens sont étonnés de constater que "j'ai pensé à tout" quand ils me posent des questions sur ma croyance en Dieu. Ce n'est pas forcément le cas, je ne peux pas avoir toutes les réponses, mais je passe régulièrement du temps à y réfléchir.

Pourquoi ? Parce que ça a une influence primordiale dans ma vie, et je dois donc m'assurer de la fiabilité de ce que je crois être vrai, et de ce en quoi je crois, en toutes circonstances, parce que mes croyances définissent mes valeurs, et mes valeurs conditionnent mes actes, en toutes circonstances.

Or je crois que c'est le cas pour tout le monde.

Croyances => Valeurs => Actes.


Il est donc très important de savoir ce que l'on croit être vrai et ce en quoi l'on croit, mais ce n'est pas le plus difficile. Ce qui est vraiment le plus important ici c'est de savoir pourquoi on croit.

Deux exemples simples : si vous croyez que la vérité n'existe pas ou qu'elle est propre à chaque personne ou culture, en gros que "chacun a sa vérité", il vous faut savoir que cette idée n'est pas née dans votre tête. En fait, c'est un idée qui est présentée partout autour de vous, dans les films, dans les livres, dans les media, dans tout ce qui influence votre manière de voir la vie. C'est le fruit de la philosophie postmoderne.

Alors, pensez-vous que la vérité est multiple parce que vous y avez vraiment réfléchi, ou pensez-vous que la vérité est multiple parce que tout ce qui vous entoure, et tous ceux qui vous entourent, le disent ?

Si vous croyez que la science et la raison s'opposent à la religion et à la superstition, et que ces premières sont indispensables à l'homme tandis que ces dernières sont néfastes, vous êtes tout aussi tributaires d'une pensée dite moderne.

L''ère moderne avait apporté depuis le 18e siècle la philosophie moderne, et cette dernière est en passe d'être oubliée aujourd'hui (étant donné les guerres intestines de la science d'une part et l'émergence de nouvelles "spiritualités" d'autre part), bien que pendant 4 siècles des gens soient convaincus d'avoir trouvé une vision "juste" du monde.

Je ne dis pas que toutes les époques qui nous ont précédé ont tort, je pense que la vérité existe, et qu'elle se trouve quelque part au milieu de tout ça. Mais je sais pourquoi je pense ça, et je sais que c'est le fruit de ma réflexion et de mon expérience, et pas simplement l'influence d'une mode philosophique qui nous est rabâchée à chaque instant.

9 août 2009

Evolution : La théorie du Singe Aquatique.

Elaine Morgan est une octagénaire, scientifique reconnue bien que peu respectée par sa communauté car elle soutient dur comme fer que la théorie classique de Darwin, selon laquelle nous descendons d'un ancêtre commun avec le chimpanzé, et qui aurait vécu dans la savane Africaine, est fausse. En fait, il lui semble plus logique que l'homme descende d'un ancêtre qu'elle décrit comme un "singe aquatique". Voici ses explications...

Le problème de la théorie Darwinienne

La question principale quand on s'intéresse à la théorie darwinienne de l'évolution est la suivante : Pourquoi sommes-nous si différents des chimpanzés ? Notre peau nue, notre bipédie, notre capacité à parler sont des exemples frappants.

Selon les Darwinistes, c'est simple : tous ces changements ont été provoqués par un changement d'habitat ou de style de vie pour nos ancêtres, et pas ceux du chimpanzé. La question se pose donc : mais quel changement ?

Depuis plus d'un siècle, la réponse officiellement acceptée était celle proposée par Raymond Dart, que les ancêtres des singes sont restés dans les arbres tandis que nos ancêtres sont descendus vers des savanes où le manque de fruit et de feuilles les ont forcés à devenir des chasseurs.

D'où la disparition de la fourrure qui provoquait une "surchauffe" lorsqu'ils poursuivaient leur proie. D'où, aussi, le besoin de se relever pour scruter l'horizon, ce qui entraine la libération des membres antérieurs (mains) pour le maniement d'outils et d'armes, et ce qui entraine aussi un déplacement du point de soutien du crâne par la colonne vertébrale, créant un équilibre qui permet l'expansion de la boite crânienne, développant l'aire du langage, etc.

Cependant, le problème, c'est qu'en analysant les fossiles de pollen, de micro-organismes, et d'herbes contemporains des squelettes qui présentent ces évolutions, on s'est rendu compte que ce n'était pas des fossiles typiques du milieu de la savane. Donc, les Darwinistes ont tout faux. Et comme tout scientifique qui se respecte, ils ont décidé d'éluder la question et de continuer sur leur lancée.

L'origine de la théorie du singe aquatique

Le Professeur Sir Alister Hardy, quand il était encore jeune biologiste marin à Oxford, a remarqué que la plupart des mammifères qui avaient une peau nue était des mammifères aquatiques. Ainsi il a pensé que ce changement crucial qu'avait enduré nos ancêtre était peut-être de cet ordre. En 1960, après avoir gardé son idée pour lui pendant 30 ans, il publie un article à ce sujet dans le New Scientist. Il a tout de suite été rebuté par ses collègues qui lui reprochaient de jeter le discrédit sur la respectable université d'Oxford, en théorisant des idées bizarres dans un domaine qui n'était pas sa spécialité. Cela suffit à enterrer l'idée pendant douze ans.

En 1972 la scientifique et écrivain Elaine Morgan publie un livre à l'encontre de la vision machiste de Dart sur l'émergence de l'espèce humaine (l'homme est chasseur, pas la femme). C'est là qu'elle s'est intéressée à la théorie du singe aquatique, et c'est à cette dernière qu'elle a consacré la majorité de son œuvre depuis (6 livres publiés, disponibles en téléchargement gratuit).

Les points-clés de la théorie du singe aquatique

Il ne s'agit évidemment pas que d'une histoire de peau nue, même si c'est un élément décisif. Car si la majorité des mammifères marins ont une peau nue (marsouin, dauphin, orque, baleine...) ce n'est pas systématique (regardez la loutre de mer); de plus il existe des espèces terrestres qui ont la peau nue : l'éléphant par exemple. Elaine Morgan a donc pensé que peut-être l'éléphant avait un ancêtre aquatique, ce qui lui a valu d'être traitée de vieille folle. Puis on a récemment découvert qu'elle avait raison, et même que tous les pachydermes à peau nue avaient des ancêtres aquatiques (le plus récent étant l'ancêtre du rhinocéros, découvert l'année dernière en Floride). En fait, tous les mammifères terrestres qui ont la peau nue ont des ancêtres aquatiques (à l'exception du rat-taupe nu Somalien, qui vit toute sa vie sous terre).

En outre, l'étude des Grands Singes nous montre que bien qu'ils peuvent se tenir sur deux membres, ils ne le font que rarement, et il n'y a qu'une seule occasion au cours de laquelle 100 % des Grands Singes se tiennent inconditionnellement sur leurs deux membres postérieurs, c'est quand ils marchent dans l'eau.

Par ailleurs, on ne pourrait jamais obtenir d'un gorille qu'il fasse de serait-ce que "Ah" sur commande. Ainsi son incapacité à parler n'a rien à voir avec ses dents, sa langue, ou quelque autre formation de ses cordes vocales. En fait les seuls animaux qui sont capables de "parler" sont ceux qui ont acquis le contrôle conscient de leur respiration : les oiseaux pêcheurs et autres animaux qui plongent sous l'eau.

De même, aucun autre Grand Singe n'a de couche de graisse sous la peau. C'est un des traits distinctifs de l'homme, ce qui lui permet de devenir obèse, quelque chose que les Grands Singes ne pourraient jamais accomplir, même s'ils le voulaient, parce que leur graisse est située plus profondément au sein du corps. Seuls les animaux marins ont une couche de graisse qui se trouve juste sous la peau.

A tout ceci on ajoute plusieurs découvertes récentes :

- les bébés savent nager et retenir leur respiration (cette dernière chose même dès l'accouchement);

- les Oméga 3 et 6, particulièrement utiles pour une croissance rapide du cerveau telle que celle qu'ont subit nos ancêtres, se retrouvent en grande majorité dans la chaîne alimentaire aquatique,

- le système de sudation humain, contrairement à celui des Grands Singes, "gaspille" énormément d'eau et de sel. Il est donc improbable qu'il se soit développé dans un milieu aussi pauvre en sel et en eau que la savane,

- les larmes "émotionnelles" sont commandées par des nerfs différents de ceux qui produisent des larmes en cas d'exposition de l'œil à la poussière ou la fumée. Ce n'est le cas d'aucun autre mammifère terrestre, au contraire c'est le cas de certains animaux marins comme le morse, la loutre de mer, et l'otarie; ou d'animaux terrestres aux ancêtres marins, comme le rhinocéros ou l'éléphant,

- les singes n'ont que des glandes sébacées vestigiales, tandis que les nôtres, énormes, provoquent de l'acnée à force d'exsuder de l'huile graisseuse sur notre visage, tête et torse. Leur fonction est relativement inconnue dans le monde animal, sinon pour protéger le corps ou la fourrure contre l'eau.

Mais que pensent les Darwinistes de tout ça ?

Rien, absolument rien. Ils traitent Elaine Morgan de vieille folle et ils éludent la question. Pas une seule enquête n'a été réalisée en 1960 pour vérifier la fiabilité de l'hypothèse de Sir Alister Hardy, et aujourd'hui plusieurs grands chercheurs et professeurs d'université au niveau international se sont rangés à son avis, se rendant ainsi très impopulaire au sein de la sacro-sainte institution scientifique qui ne veut entendre parler que de Darwinisme.

Pourtant, le Darwinisme et le Mendélisme on été en contradiction pendant longtemps avant qu'on arrive à en synthétiser un mélange qui permette d'avancer vers une théorie unifiée de l'évolution. Peut-être à terme en sera-t-il de même avec la théorie du Singe Aquatique. Ou peut-être pas, peut-être que la réponse est encore ailleurs... qui sait ?

30 juillet 2009

Modernisme, Postmodernisme

En gros, le postmodernisme, c'est penser que quelque chose est bon pour toi à partir du moment où tu choisis d'y croire - "chacun sa vérité", en somme. Mais c'est aussi bien plus complexe que ça.

La pensée Moderne

Pour comprendre la pensée postmoderne, il faut d'abord savoir ce qu'est la pensée moderne, puisque c'est de là que tout part. En effet, le postmodernisme de par son nom prétend avoir dépassé le modernisme, et se définit donc plus par ce que ça n'est pas plutôt que par ce que c'est.

Pour faire court, le modernisme a remis en cause pendant plusieurs siècles la religion et la superstition en l'opposant à la science et la raison.

La pensée Postmoderne

Ce qui est remis en question dans le postmodernisme, c'est la réalité et la vérité :

- La vérité objective n'existe pas.

- Il n'y a aucune "grande réponse" ou "grande explication" à ce qui constitue la réalité et la vérité (cela rejette donc toutes les "écritures").

- La vérité (en terme de science, religion ou éducation) est le produit de notre culture et n'est "vrai" que dans et pour cette culture.

- Les individus sont le produit de leur culture, ainsi la définition du "moi" passe d'abord par la culture d'origine des individus (Français, Asiatique, Citadin, Européen...).

- Toute pensée résulte d'une "construction sociale". En d'autres termes, tout ce que nous considérons être vrai, faux, bon ou mauvais ne sont que des croyances arbitraires que nous avons été conditionnés à accepter par notre société, tout comme d'autres ont été conditionnés à accepter d'autres séries de croyances.

- Tout système ou affirmation qui prétend être objectivement vrai ou juge de manière défavorable les valeurs, croyances, styles de vie, et affirmations d'une autre culture relève d'un jeu de pouvoir, un effort fait par une culture pour dominer d'autres cultures.


D'une certaine manière, on peut imaginer que c'est une bonne chose : mes croyances sont bonnes pour moi, tes croyances sont bonnes pour toi, c'est un chemin vers la tolérance. Mais en fait il n'en est rien, ce n'est pas de la tolérance, c'est du je-m'en-foutisme politiquement correct, et moralement inacceptable.

Autant ça peut encore marcher pour les religions, autant allez dire qu'après tout, si la culture ou la religion d'un pays dit qu'il est "bon" de battre ou même tuer sa femme sous certaines conditions ou d'exciser sa fille sans anesthésie quand elle a 6 ans, je vous défie de dire que c'est bon pour ces femmes et ces filles "dans leur culture".

Outre ce problème évident, il y a toujours le problème de la vérité : n'importe quel système qui prétend qu'il n'y a pas de vérité, ou pas de vérité objective, se contredit par définition puisque cette affirmation est pourtant vue comme une vérité objective. D'où l'ineptie du scepticisme, de la théorie des mêmes, et donc, de la pensée postmoderne.

29 juillet 2009

De l'ultra-darwinisme à la théorie des mêmes

Je vais essayer de faire simple.

L'ultra-darwinisme

Une branche du Darwinisme prétend que le seul évolutionnisme qui vaille est une vision fondamentaliste qui exclue complètement l'idée de Dieu. C'est l'ultra-darwinisme. Richard Dawkins, le plus militant des athées, en est le porte-drapeau. Il se fonde sur l'idée du "gène égoïste".

En théorie, les gènes chercheraient à se multiplier, à faire autant de copies d'eux-mêmes que possible. Ainsi les plus adaptés survivent et les moins adaptés disparaissent. Plus d'intervention divine possible, tout est arrivé par hasard, et relève à présent d'une logique aléatoire. En théorie tout du moins.

Le problème, c'est que si cette théorie était valide, alors nous, les humains, êtres les plus évolués et les plus répandus sur cette Terre, devrions avoir le plus de gènes parmi tous les êtres vivants.

Or récemment, à la suite d'une étude internationale qui a duré une quinzaine d'année, le Génome Project, nous avons enfin identifié les gènes qui composent notre ADN. Et le résultat est éloquent : le riz a deux fois plus de gènes que nous. Et c'est loin d'être le seul à nous devancer.

Les gènes sont extrêmement complexes, codent entre autres des protéines qui elles-mêmes sont extrêmement complexes, et il est très réducteur d'envisager tout un système d'évolution sur un principe aussi simpliste que celui du gène égoïste.

La théorie des mêmes

Plus grave encore, cette théorie du gène égoïste a donné lieu à la théorie des mêmes, qui compare les gènes, unités d'informations, aux idées, dans ce qu'on appèle les "mêmes". Ainsi un même, idée d'ordre moral, politique, artistique ou même culturelle, est une unité d'information qui cherche à se multiplier. En "colonisant" notre cerveau, elle nous utilise comme véhicule pour être transmise à d'autres personnes, et ainsi de suite. Comme un virus.

Etant donné que nous nous définissons en fonction de nos idées, valeurs, opinions, et croyances, cela reviendrait à annihiler l'idée du "moi". Nous ne serions que le produit de notre environnement, un corps parasité et manipulé par des informations impersonnelles cherchant simplement à se propager.

Encore une fois il y a un problème : cette théorie considère les "mêmes" indépendamment de leur possible vérité. Aussi comment savoir si quoi que ce soit est vrai ? C'est un peu comme quand on pousse le scepticisme jusqu'au bout, ça s'auto-contredit. Après tout, qu'est-ce qui prouve que la théorie des mêmes n'est pas le fruit d'un même fallacieux ?

Cette théorie des mêmes, déviée de l'utra-darwinisme, rappelle un peu le darwinisme social, dérivé du darwinisme. Du grand n'importe quoi, qui évidemment fleurit sans problème dans cette ère de pensée postmoderne... quoi, vous ne savez pas ce que c'est que le post-modernisme ? Renseignez-vous, et pour les autres j'essairai de faire un article sur le sujet bientôt...