13 avril 2012

Pourquoi tant de religions ?

Il existe plein de religions différentes, mais n'y aurait-il pas qu'un seul Dieu (ou appelle-ça comme tu veux) au final, qui serait en fait vu et recherché de différentes manières ?

Peut-être que la première question à poser serait : pourquoi la religion ?

Le constat de départ est que tout ce qui existe dans l'univers finit par disparaître. Rien n'a en soi sa raison d'être : tout dépend de ce qui vient avant, et se transforme en ce qui vient après. Et si dans tout l'univers il n'y avait que des choses qui ont besoin de quelque chose qui vient avant, alors il n'y aurait rien. Mais il y a quelque chose. Donc, l'absolu indépendant, éternel et immuable, existe. Les religions tentent d'expliquer à quoi ressemble cet absolu.

Il existe 3 grandes visions radicalement différentes de cet absolu :

1. L'univers est une chose créée par un absolu créateur, qui se situe complètement en-dehors du créé (il est transcendant). Typiquement, l'Islam propose cette vision d'un absolu transcendant.

2. L'univers est un tout, où l'absolu est présent au sein de chaque chose, et chaque chose est une expression particulière de cet absolu (il est immanent). Typiquement, l’Hindouisme soutient cette vision d'un absolu immanent.

3. L'ensemble des éléments de l'univers est en devenir, et en cela il est absolu. Typiquement, le Bouddhisme et toute "sagesse" séculière prônent cette vision d'un absolu d'ensemble en devenir.

Il est impossible de choisir intellectuellement entre ces trois propositions. Chacune exprime une possibilité tout-à-fait valide, car elle repose sur des constatations indéniables de la réalité qui nous entoure, et c'est un dilemme sans issue car aucune des visions ci-dessus (Islam, Bouddhisme, Hindouisme, Humanisme)  ne laisse logiquement de possibilité aux autres, malgré les discours unificateurs des soi-disant prophètes modernes.

Mais a-t-on besoin de choisir ? La vérité n'est-elle pas plus grande et plus complexe que nos visions simplistes ?

Et si la réalité combinait ces trois visions ? Et si chacune détenait une partie de la clef pour comprendre l'univers ? Et si en réalité, cet absolu était à la fois transcendant, immanent, et un ensemble en devenir ?

Or c'est exactement la vision Biblique de l'univers : Dieu est à la fois un créateur transcendant, c'est-à-dire extérieur et indépendant de l'univers créé, il devient humain en Jésus il y a 2000 ans, et il est présent dans chaque chose créée par la marque qu'il y laisse (l'ordre, l'intelligibilité logique de l'Univers, l'homme créé à son image, la notion de l'éternité dans le cœur de l'homme, ou carrément son Esprit Saint qui habite chaque chrétien).

Toutes les religions tombent dans une de ces trois catégories, et chacune de ces catégories exprime une vérité indéniable. Seul le christianisme les rassemblent d'une manière cohérente.

Ce n'est pas la seule approche qui indique le fameux particularisme chrétien, et je t'en courage à y jeter un œil pour te faire une idée de l'ensemble des données.

Qu'en penses-tu ?

6 avril 2012

La Bible et le sexe

Ce à quoi nous sommes habitués n'est pas forcément normal : à trop mentir, nous perdons le sens et la valeur de la vérité, à force d'hypocrisie, nous perdons  la valeur de l'amitié... et si notre morale était anesthésiée par notre environnement, qui regorge d'incitations à toutes les pratiques sexuelles ? Et si nous avions perdu toute notion de la valeur du sexe ?

Qu'en dit la Bible ? Pas de sexe avant le mariage ? Pas de divorce ? Pas de relations homosexuelles ? Point par point, ces éléments peuvent sembler rétrogrades et aliénants. Mais il faut voir pourquoi et comment ils sont disposés, et surtout les considérer dans leur ensemble, comme une éthique sexuelle globale et cohérente.


Pas de relation avant LA relation
N'éveillez pas l'amour avant qu'il ne soit temps, conseille par trois fois le Cantique des Cantiques (Ca.2:7; 3:5; 8:4). Autrement dit, LE livre de la Bible qui parle le plus de sexe (avec des métaphores très imagées quoique très pudiques pour l'époque) nous avertit du danger de se laisser aller au niveau sentimental et physique avant de prendre un engagement envers l'autre.
Voyez les amours adolescentes (et même plus âgées par fois), est-il besoin de plus pour considérer qu'il est sage de se préserver - et de se préserver non pas par bigoterie, mais afin de construire un amour mature et sain, sachant ce qu'on veut plutôt que de le rechercher à tâtons, malhabilement, se blessant et en blessant d'autres au passage ? L'échec d'une relation très intime implique une destruction émotionnelle, tandis qu'une relation construite prudemment se laisse déconstruire avec moins de dégâts.

Un seul partenaire pour la vie
Le livre des proverbes recommande une seule femme à la fois, une seule femme pour la vie (Pr.5:18-19) :
Fais ta joie de la femme de ta jeunesse, biche des amours, gazelle pleine de grâce:
Sois en tout temps enivré de ses charmes, Sans cesse épris de son amour.

Jésus en rajoute une couche (Mt.19:6,9) : 
[Les mariés] ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. (...) Celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.


Une seule femme ? Et si on se trompe ? C'est bien pour cela qu'on recommande de se préserver avant le mariage : afin d'être sûr de vouloir prendre un engagement définitif, et cela devrait nous pousser à nous intéresser aux choses fondamentales (le caractère, les goûts, la vocation, la vision du monde, les espoirs), sans nous laisser séduire uniquement par les choses qui fluctuent (comme l'attirance sexuelle ou émotionnelle). 


Et la liberté ? Mais quelle liberté ? Car c'est de l'amour qu'on risque de s'enivrer, plutôt que de l'autre. On aime tomber amoureux, on aime souvent l'émotion plus que la relation. Si un homme est incapable de garder un travail plus de quelques mois, qu'en déduisez-vous ? Qu'il est libre ? Ou qu'il est esclave de ses moindres envies, qu'il est sans recul, sans persévérance ?


Un homme, une femme
J'en ai déjà parlé ici plus en détail. Je n'aborde pas le sujet de manière anodine : j'ai moi-même eu  des attirances uniquement homosexuelles pendant une dizaine d'années, ce qui inclue mes trois premières années en tant que chrétien, et maintenant j'en suis libre. 
Je suis tombé amoureux d'une femme l'année dernière - ce que j'aurais cru impossible il y a encore deux ans. Et le changement n'est pas juste une volonté de me conformer à la volonté de Dieu, mes attirances provenaient d'un déséquilibre émotionnel, que j'ignorais. Et en progressant sur ce plan dans ma relation avec Dieu, le reste a suivi. 
Je n'aurais jamais soupçonné tout ce qu'il y avait à guérir en moi si j'avais perduré dans la recherche de l'amour homosexuel - parce que mon attirance résultait d'un problème, d'une frustration, d'une angoisse émotionnelle qui s'était muée en désir sexuel, et qui cherchait à compenser un phénomène de manque plutôt que de s'attaquer à la question de fond.  
Je ne dis pas que c'est forcément le cas pour tout le monde, mais ça me semble envisageable - et pas que pour les homosexuels, d'ailleurs, en fait je crois que si ce déséquilibre irrésolu a pris cette forme chez moi, il peut en prendre bien d'autres, et s'exprimer sous bien des manières - que je n'accepte pas comme faisant partie de la nature humaine sous couvert de tolérance. Il y a autre chose, il y a mieux, je le sais, je le vis.
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Avec tout ça, quel programme ! C'est du boulot, bien sûr. Tu remarqueras que je n'ai pas parlé d'obligation ou de règles, car comme le dit l'apôtre Paul, tout est permis, mais tout n'est pas bon (1Co.10:24). L'être humain, seul être vivant capable d'apprendre des réussites et des échecs des générations précédentes, est également, et malheureusement, incroyablement peu enclin à le faire... Mais la Bible est là pour enseigner ce qui est bon et ce qui est mauvais, c'est un manuel de vie humaine, riche de plus de 5000 ans d'expérience !

Évidemment, ce n'est pas que ça. Mais c'est au moins ça. C'est une sagesse qui nous propose une autre vie, selon une norme idéale, et incompréhensible pour nos sociétés modernes, mais il faut voir où ces dernières nous ont amenés... je préfère encore ce à quoi Dieu nous invite. On se plante tous, mais tant qu'on le reconnaît, on peut demander pardon et avancer malgré tout : c'est ce qu'il veut, et c'est ce qu'il nous offre. Un retour à la vraie vie, un retour au vrai plaisir sexuel.

Alors, es-tu prêt à vraiment prendre ton pied ?

30 mars 2012

Tu ne vas pas bien, alors arrête.

Je ne me laisse plus impressionner par personne. Et pas seulement parce que j'ai réfléchi à mes croyances et que je sais exactement où je place ma confiance, et sur quoi je fonde mon identité. Non.

Mais plutôt parce qu'à force de vivre et de voir d'autres personnes vivre autour de moi, à force de traverser des épreuves difficiles et de me confier à eux, et à force d'entendre ce qu'ils ont à me confier, je sais maintenant que personne ne va bien.

Personne ne va bien. Tout le monde a de sérieux problèmes, seulement certains ne le savent pas, ou pas vraiment; d'autres refusent de se poser la question; et ceux qui essayent de les gérer par eux-mêmes ne s'en sortent pas facilement. Tout le monde galère ! Mais on fait semblant d'aller bien, parce qu'on a peur, honte, on se sent coupable. On joue le jeu, on présente une jolie façade... comme tout le monde.

Ma vie est largement plus difficile depuis que je suis chrétien, j'en bave sérieusement. J'ai perdu des amis, j'ai perdu des amours, j'ai dû risquer ma vie, j'ai dû passer mon tour... Mais avec Dieu,c'est supportable, et au final, ça m'aide à changer - pour le mieux - les choses importantes de ma vie, de mon caractère... Il faut repartir à zéro pour pas mal de choses, et c'est long et compliqué, mais ces nouvelles fondations que l'on pose sont autrement plus solides que celles d'avant. Et dans mes galères, je suis réellement, et profondément heureux.

« J’ai en effet appris à me contenter de ce que j’ai », écrit l’apôtre Paul de sa prison. «Je sais vivre dans la pauvreté et je sais vivre dans l’abondance. J’ai appris à être satisfait partout et dans toutes les circonstances, que j’aie à manger ou que j’aie faim, que j’aie trop ou que je n’aie pas assez. Je peux faire face à toutes ces situations grâce au Christ qui me fortifie. » (Philippiens 4.11-13)

Ces fondations, ce sont nos croyances, notre foi et notre espoir, parce que c'est là que tout commence. Jésus ajoute :

« Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s’est abattue sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

Sur quoi est bâtie ta maison ? Et est-ce que c'est plus qu'une simple façade ?

23 mars 2012

Un autre monde existe

J'ai fini de lire la Bible hier. Tu vois, je l'ai lue, et j'ai recommencé ce matin même. Je compte bien passer ma vie à la lire et à la relire. Pourquoi ?

Parce que c'est un livre humain. Je veux dire par là qu'il contient la somme de toute l'expérience humaine : de l'ultime lettre d'un père à son fils à des chroniques de guerre, en passant par un recueil de proverbes, un journal de bord, de la poésie érotique, des récits de voyage, et des biographies comparatives... la Bible représente plus de 5000 ans de vie d'hommes et de femmes.

Parce que c'est un livre unique. On dit que ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire, et pourtant, ce livre écrit entièrement par des juifs – qui ne font clairement pas figure de vainqueurs de l'histoire – est le plus répandu et probablement le mieux conservé au monde. C'est peut-être même la seule exception à la règle : LE livre des perdants. Étrange succès ! Mais aucune autre “bibliothèque” n'a cette cohérence, cette épreuve du temps, ce pouvoir de changer des vies, cette pertinence sur la connaissance du monde.

Parce que c'est un livre qui fait réfléchir. Selon les auteurs bibliques, la Bible est Parole de Dieu, soit le seul moyen objectif de connaître Dieu. Je ne vais pas essayer de défendre cette affirmation, la Bible se défend très bien toute seule, mais je vais juste te poser une question : Et si c'était vrai ?
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Lire la Bible n'a pas changé pas ma vie, mais quand je la lis, ma vie change. Pourquoi ? Parce que je la prends au sérieux. Et pourquoi je la prends au sérieux ?

Parce je crois qu'elle renferme un secret à divulguer, la solution à un mystère qui date dela nuit des temps, la réponse à la question qui trouble le cœur de tout être humain : pourquoi est-ce que j'aspire à une vie que je n'arrive pas à vivre ?

C.S. Lewis, l'auteur du monde de Narnia, disait : “Si je trouve en moi un désir qu'aucune expérience dans ce monde ne peut satisfaire, l'explication la plus probable est que j'ai été fait pour un autre monde.”

Cet autre monde existe, et il a laissé une trace ici, plus qu'une trace, une piste, un chemin du retour vers la vie, la vraie. C'est la Bible.

Au final, peut-être que la meilleure raison de lire la Bible c'est parce qu'elle a été écrite pour ça. Elle a été écrite pour que les hommes sachent que Dieu existe, qui il est, ce qu'il veut pour nous, et ce qu'il fait pour nous : et tout ça se résume en Jésus-Christ, le chemin vers la vie, la vraie.