Nous sommes la Now Generation : nous voulons tout, tout de suite. En tous cas, c'est ce que nous dit la télévision. Alors ça doit être vrai.
C'est fou ce besoin qu'ont les annonceurs publicitaires de nous dire qui nous sommes. Comme si nous ne le savions pas. Nous sommes... nous sommes... euh.
Le savons-nous ?
Qui es-tu ? Je ne te demande pas ton prénom. Je ne te demande pas ta profession. Je ne te demande pas ton âge, ton sexe, où tu habites. Je te demande qui tu es.
Peux-tu seulement répondre ?
...
Je suis un être humain, le couronnement de la création.
Je suis un être humain, à l'image de Dieu.
Je suis un être humain, rebelle contre Dieu.
Je suis disciple de Jésus, fils adoptif de Dieu.
5 septembre 2010
2 septembre 2010
Un miracle sinon rien
Ma première prière à Dieu, à l'époque où je ne croyais pas encore en lui, était la suivante :
Dieu, si tu existes, et que tu veux que je croies en toi, il va falloir que tu te manifestes par un miracle. Si tu es vraiment Dieu, tu sais que je ne me convertirai qu'avec un miracle dont je ne pourrai pas douter, et tu sais aussi quel genre de miracle ce serait. Alors j'attends.
J'ai prié pendant deux mois. Je ne pouvais pas me mettre à croire en Dieu avant d'être sûr qu'il existe, parce que je ne voulais pas vivre un mensonge.
Le miracle est arrivé, mais ce n'est pas celui que j'imaginais. J'en suis arrivé au point où je me suis dit « Après tout, je ne peux pas me mettre à croire en Dieu juste parce que j'ai passé 8 mois de ma vie au milieu de chrétiens qui ont vraiment la foi... ce n'est pas un milieu objectif, et il faudrait que j'étudie plus sérieusement les 5 grandes religions – au moins – avant de faire un choix, si je dois en faire un ».
Et puis, soudain, quelque chose en moi a changé. Une révélation, en quelques sortes. D'une part, dans un moment de lucidité, je me suis rendu compte que je savais parfaitement que je n'étudierais jamais les 5 grandes religions sérieusement. D'autre part, je me suis rendu compte que ce que vivaient les chrétiens qui m'entouraient était quelque chose qui m'attirait, et qu'après tout, je n'avais pas grand-chose à perdre à me convertir. Je n'allais pas devenir instantanément stupide, et je serais toujours capable de me rendre compte si ce que je vivais était un mensonge ou pas. Et au pire, j'arrêterais de croire en Dieu.
Alors, c'était un miracle en soi. Mais d'autres signes sont venus confirmer que ce n'était pas un mensonge. D'abord, j'ai eu une vision. Ensuite, progressivement, ma vie a changé, parce que j'ai changé. En même temps, j'ai étudié sérieusement la Bible pour vérifier sa fiabilité historique, et ça a encore renforcé ma foi. J'ai aussi commencé à réfléchir à tout un tas de sujets, et j'en ai toujours conclu que la Bible disait vrai sur la nature humaine, et sur la réalité des choses. Les promesses de la Bible se sont réalisées dans ma vie, et sa description de Dieu correspondait à mon expérience personnelle de Dieu. J'ai eu quelques autres visions, et vécu beaucoup (trop) de coïncidences, même pour un sceptique comme moi.
Tout ça pour dire que si tu attends un miracle pour te convertir, ça risque fortement de ne pas arriver. Tout du moins pas comme tu t'y attends. Bien sûr, certaines personnes seront témoins d'un miracles, et se convertiront. Mais si tu as demandé et que ça n'est pas arrivé, il me semble clair que le problème n'est pas le miracle, mais le type de relation que tu envisages avec Dieu.
Et puis, le problème, c'est probablement aussi que tu n'es pas prêt à changer. Pas prêt à prendre un risque qui finalement est bien mineur, parce qu'au pire, personne ne va te forcer à continuer à croire si tu te rends compte que c'est un mensonge.
Dieu, si tu existes, et que tu veux que je croies en toi, il va falloir que tu te manifestes par un miracle. Si tu es vraiment Dieu, tu sais que je ne me convertirai qu'avec un miracle dont je ne pourrai pas douter, et tu sais aussi quel genre de miracle ce serait. Alors j'attends.
J'ai prié pendant deux mois. Je ne pouvais pas me mettre à croire en Dieu avant d'être sûr qu'il existe, parce que je ne voulais pas vivre un mensonge.
Le miracle est arrivé, mais ce n'est pas celui que j'imaginais. J'en suis arrivé au point où je me suis dit « Après tout, je ne peux pas me mettre à croire en Dieu juste parce que j'ai passé 8 mois de ma vie au milieu de chrétiens qui ont vraiment la foi... ce n'est pas un milieu objectif, et il faudrait que j'étudie plus sérieusement les 5 grandes religions – au moins – avant de faire un choix, si je dois en faire un ».
Et puis, soudain, quelque chose en moi a changé. Une révélation, en quelques sortes. D'une part, dans un moment de lucidité, je me suis rendu compte que je savais parfaitement que je n'étudierais jamais les 5 grandes religions sérieusement. D'autre part, je me suis rendu compte que ce que vivaient les chrétiens qui m'entouraient était quelque chose qui m'attirait, et qu'après tout, je n'avais pas grand-chose à perdre à me convertir. Je n'allais pas devenir instantanément stupide, et je serais toujours capable de me rendre compte si ce que je vivais était un mensonge ou pas. Et au pire, j'arrêterais de croire en Dieu.
Alors, c'était un miracle en soi. Mais d'autres signes sont venus confirmer que ce n'était pas un mensonge. D'abord, j'ai eu une vision. Ensuite, progressivement, ma vie a changé, parce que j'ai changé. En même temps, j'ai étudié sérieusement la Bible pour vérifier sa fiabilité historique, et ça a encore renforcé ma foi. J'ai aussi commencé à réfléchir à tout un tas de sujets, et j'en ai toujours conclu que la Bible disait vrai sur la nature humaine, et sur la réalité des choses. Les promesses de la Bible se sont réalisées dans ma vie, et sa description de Dieu correspondait à mon expérience personnelle de Dieu. J'ai eu quelques autres visions, et vécu beaucoup (trop) de coïncidences, même pour un sceptique comme moi.
Tout ça pour dire que si tu attends un miracle pour te convertir, ça risque fortement de ne pas arriver. Tout du moins pas comme tu t'y attends. Bien sûr, certaines personnes seront témoins d'un miracles, et se convertiront. Mais si tu as demandé et que ça n'est pas arrivé, il me semble clair que le problème n'est pas le miracle, mais le type de relation que tu envisages avec Dieu.
Et puis, le problème, c'est probablement aussi que tu n'es pas prêt à changer. Pas prêt à prendre un risque qui finalement est bien mineur, parce qu'au pire, personne ne va te forcer à continuer à croire si tu te rends compte que c'est un mensonge.
30 août 2010
La solution au mal
Il y a diverses manières de voir les choses. On peut s'imaginer que le mal, la souffrance, est une chose extérieure, mystérieuse, et qu'un jour on arrivera à être suffisamment sage ou instruit pour la résoudre. C'est une vision qui nous arrange, parce qu'elle nous innocente, et nous déresponsabilise largement.
Mais il est clair que nous faisons partie du problème – que nous le voulions ou non. Autrement dit, nous ne sommes pas parfaits. Et ça, c'est parce que le mal nous affecte, et tout comme nous y sommes exposés, nous en causons. Nous mentons, trichons, trahissons, tuons, trompons, maltraitons, insultons, violons, manipulons, volons, nous faisons la guerre et réduisons en esclavage, entre autres.
Nous faisons aussi quelques bonnes choses. Mais ça n'excuse pas le mal que nous faisons. Alors, nous ne sommes pas parfaits. Mais pourquoi ? Pourquoi, connaissant le mal et la souffrance, continuons-nous à en infliger autour de nous ? Pourquoi ne pouvons-nous pas être parfaits ?
La réponse des religions, c'est que nous ne pouvons pas être parfaits parce que nous ne sommes pas suffisamment élevés spirituellement, pas suffisamment proches de la divinité. Et pour s'élever, il faut faire tout un tas de choses, suivre tout un tas de règles, accomplir de bonnes œuvres (définies par les autorités religieuses) afin de s'attirer les bonnes grâces de la divinité, ou du destin, et de mériter par soi-même la libération de cette condition humaine.
Comme vous pouvez le voir, c'est horriblement élitiste, et en plus ça crée automatiquement un sens de supériorité entre « ceux qui pratiquent les bonnes choses » et les autres. Sens de supériorité qui finit en séparation entre les deux. Séparation dont résulte, par antagonisme, une caricaturisation des « infidèles », et ça finit en oppression passive ou active de ces derniers, occasionnant souvent des violences.
La réponse qu'apporte la Bible, c'est que nous ne pouvons pas être parfaits parce que nous sommes séparés de la source de perfection, à savoir, Dieu. Le moyen d'être restauré de cet état d'imperfection, cette maladie génétique qui nous afflige, et qui afflige le monde, c'est de se réconcilier avec Dieu.
Et pour parer à tous sens de supériorité, cette réconciliation est entièrement l'œuvre de Dieu, par Jésus. Ainsi il ne s'agit pas d'une règle qui dit qu'on doit être humble, mais c'est l'acceptation du rôle absolu de Dieu dans notre Salut qui nous rend humble automatiquement. C'est la confiance en un Dieu qui est venu servir ceux qui le méprisaient, aimer ceux qui le haïssaient, mourir pour ceux qui le rejetaient, qui rend humble - et non pas meilleur qu'un autre.
Mais il est clair que nous faisons partie du problème – que nous le voulions ou non. Autrement dit, nous ne sommes pas parfaits. Et ça, c'est parce que le mal nous affecte, et tout comme nous y sommes exposés, nous en causons. Nous mentons, trichons, trahissons, tuons, trompons, maltraitons, insultons, violons, manipulons, volons, nous faisons la guerre et réduisons en esclavage, entre autres.
Nous faisons aussi quelques bonnes choses. Mais ça n'excuse pas le mal que nous faisons. Alors, nous ne sommes pas parfaits. Mais pourquoi ? Pourquoi, connaissant le mal et la souffrance, continuons-nous à en infliger autour de nous ? Pourquoi ne pouvons-nous pas être parfaits ?
La réponse des religions, c'est que nous ne pouvons pas être parfaits parce que nous ne sommes pas suffisamment élevés spirituellement, pas suffisamment proches de la divinité. Et pour s'élever, il faut faire tout un tas de choses, suivre tout un tas de règles, accomplir de bonnes œuvres (définies par les autorités religieuses) afin de s'attirer les bonnes grâces de la divinité, ou du destin, et de mériter par soi-même la libération de cette condition humaine.
Comme vous pouvez le voir, c'est horriblement élitiste, et en plus ça crée automatiquement un sens de supériorité entre « ceux qui pratiquent les bonnes choses » et les autres. Sens de supériorité qui finit en séparation entre les deux. Séparation dont résulte, par antagonisme, une caricaturisation des « infidèles », et ça finit en oppression passive ou active de ces derniers, occasionnant souvent des violences.
La réponse qu'apporte la Bible, c'est que nous ne pouvons pas être parfaits parce que nous sommes séparés de la source de perfection, à savoir, Dieu. Le moyen d'être restauré de cet état d'imperfection, cette maladie génétique qui nous afflige, et qui afflige le monde, c'est de se réconcilier avec Dieu.
Et pour parer à tous sens de supériorité, cette réconciliation est entièrement l'œuvre de Dieu, par Jésus. Ainsi il ne s'agit pas d'une règle qui dit qu'on doit être humble, mais c'est l'acceptation du rôle absolu de Dieu dans notre Salut qui nous rend humble automatiquement. C'est la confiance en un Dieu qui est venu servir ceux qui le méprisaient, aimer ceux qui le haïssaient, mourir pour ceux qui le rejetaient, qui rend humble - et non pas meilleur qu'un autre.
27 août 2010
C'est quoi le Salut ?
Toutes les religions prétendent offrir le « Salut ». Mais ça veut dire quoi ? Il y a une notion assez claire d'être sauvé, mais de quoi, pourquoi, et comment ?
La notion de Salut est liée à l'une des questions fondamentales des humains : Pourquoi le mal / la souffrance ? Le monde est plein de souffrance, et nous voulons savoir comment y échapper – ou tout du moins pourquoi nous devrions le supporter.
Alors, cela nous informe déjà sur une chose : pour une raison inconnue, l'homme dans la souffrance se sent comme un poisson hors de l'eau. Outre les considérations évolutionnistes, qui proposent d'expliquer comment la souffrance fonctionne voire comment elle est apparue, rien n'explique pourquoi la souffrance existe.
Pourquoi ce qui est mauvais pour nous fait-il nécessairement appel à une sensation désagréable ? La souffrance ne pourrait-elle pas être simplement une information dont nous aurions la sagesse de tenir compte ? Nous sommes « configurés » ainsi, et le monde aussi, mais nous ne savons pas pourquoi.
Quoi qu'il en soit, nous cherchons à résoudre cette situation, et nous espérons arriver à sortir de cette configuration, de cette condition. Et c'est précisément ça, le Salut : sortir de notre condition d'imperfection.
Dans la Bible, le mot pour « sauver » est le même que « guérir ». Ainsi le Salut, selon la Bible, est une guérison, une guérison de nos blessures et du mal qui s'est insinué en nous, et dont nous n'arrivons pas à nous soigner.
La notion de Salut est liée à l'une des questions fondamentales des humains : Pourquoi le mal / la souffrance ? Le monde est plein de souffrance, et nous voulons savoir comment y échapper – ou tout du moins pourquoi nous devrions le supporter.
Alors, cela nous informe déjà sur une chose : pour une raison inconnue, l'homme dans la souffrance se sent comme un poisson hors de l'eau. Outre les considérations évolutionnistes, qui proposent d'expliquer comment la souffrance fonctionne voire comment elle est apparue, rien n'explique pourquoi la souffrance existe.
Pourquoi ce qui est mauvais pour nous fait-il nécessairement appel à une sensation désagréable ? La souffrance ne pourrait-elle pas être simplement une information dont nous aurions la sagesse de tenir compte ? Nous sommes « configurés » ainsi, et le monde aussi, mais nous ne savons pas pourquoi.
Quoi qu'il en soit, nous cherchons à résoudre cette situation, et nous espérons arriver à sortir de cette configuration, de cette condition. Et c'est précisément ça, le Salut : sortir de notre condition d'imperfection.
Dans la Bible, le mot pour « sauver » est le même que « guérir ». Ainsi le Salut, selon la Bible, est une guérison, une guérison de nos blessures et du mal qui s'est insinué en nous, et dont nous n'arrivons pas à nous soigner.
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