Si Dieu existe, alors pourquoi est-il si absent de notre monde ?
L'absence de Dieu est une des questions principales de l'athéisme. Car l'athéisme, loin de fermer la porte à Dieu, relance le débat. Dieu est mort ? L'idée que certains s'en faisaient, peut-être, mais après tout, affirmer que Dieu existe ou qu'il est mort n'est pas un argument, c'est un avis, une opinion au sein d'un grand débat. Et plus on l'affirme, plus on s'interroge.
Et pourtant, je suis presque d'accord. Dieu est invisible. C'est indiscutable, la Bible elle-même l'affirme à plusieurs endroits. Il est voilé. D'un autre côté, il s'est dévoilé, révélé, et se rend manifeste dans l'univers et dans nos vies à travers Jésus, la Bible, la conscience, la raison, l'intuition, l'expérience, et de nombreuses choses encore. C'est le paradoxe entre la liberté de l'homme et la toute-puissance de Dieu : il ne faut pas chercher à le résoudre, la vie est plus complexe que blanc ou noir.
L'absence de Dieu... ? Mais si ce monde tel qu'il est reflète l'absence de Dieu, à quoi donc ressemblerait sa présence ?
D'après la Bible, personne ne peut voir Dieu et vivre - donc si vous voulez voir Dieu, préparez-vous à mourir. C'est aussi pour ça que Dieu se dissimule en partie : sa présence, c'est aussi sa vérité et son jugement, soit la mort pour des êtres aussi imparfaits que nous. Par amour, Dieu nous laisse la vie sauve en se révélant par d'autres moyens : l'incarnation en Jésus, la Bible, le Saint-Esprit, etc.
Le jour où Dieu sera présent comme les athées voudraient qu'il soit présent pour croire en lui, alors, ce sera le jour du Jugement Dernier, et il sera trop tard pour se mettre à croire en lui.
30 décembre 2010
27 décembre 2010
Pardon et Bonnes Actions
Dans le jargon chrétien, deux concepts fondamentaux sont liés au pardon et aux bonnes actions. Ce sont la grâce et la sanctification. Ils sont fondamentaux parce qu'il n'y a que dans le Christianisme que la grâce vient avant la sanctification.
La Grâce, c'est le fait que Dieu propose de gracier les hommes de leurs crimes, comme le Président pouvait gracier un condamné à mort quand cette peine était encore en vigueur. La Grâce, c'est le pardon.
La Sanctification, c'est le programme de réinsertion que l'on suit une fois que l'on a été gracié : Dieu nous transforme, nous réoriente, et nous devons participer à ces efforts. Littéralement, Dieu fait progressivement de nous des "saints".
Sauf que du point de vue de Dieu, on n'est pas un prisonnier en cours de réhabilitation, mais il nous déclare citoyen modèle, avec un casier judiciaire vierge !
De nombreuses personnes accentuent le principe de la Grâce pour en oublier complètement la Sanctification. Autrement dit, de nombreuses personnes considèrent Dieu comme une machine à pardonner, parce que Dieu est amour.
Mais Dieu est aussi Justice et Vérité, et ça implique de devoir être cohérent. Être pardonné ne suffit pas. Un condamné n'est pas sorti de prison pour être lâché dans la nature, avec un programme de réinsertion optionnel : c'est obligatoire !
Alors, on peut avoir des difficultés, on peut avoir des hauts et des bas, mais dans l'ensemble, quand on est chrétien, on est en réinsertion toute sa vie. Mais alors, quand est-ce qu'on est vraiment libre ? Après la mort et la résurrection. Cela dit, on est tout de même sur le chemin de la liberté, on est en "conditionnelle", c'est loin d'être une vie horrible.
Tout ça pour dire qu'on ne peut pas prétendre profiter de la Grâce de Dieu sans être sanctifié par la mise en pratique de ses enseignements et par une relation continuelle avec Dieu. En somme, il ne suffit pas de dire "Je crois en Dieu", il faut le vivre.
La Grâce, c'est le fait que Dieu propose de gracier les hommes de leurs crimes, comme le Président pouvait gracier un condamné à mort quand cette peine était encore en vigueur. La Grâce, c'est le pardon.
La Sanctification, c'est le programme de réinsertion que l'on suit une fois que l'on a été gracié : Dieu nous transforme, nous réoriente, et nous devons participer à ces efforts. Littéralement, Dieu fait progressivement de nous des "saints".
Sauf que du point de vue de Dieu, on n'est pas un prisonnier en cours de réhabilitation, mais il nous déclare citoyen modèle, avec un casier judiciaire vierge !
De nombreuses personnes accentuent le principe de la Grâce pour en oublier complètement la Sanctification. Autrement dit, de nombreuses personnes considèrent Dieu comme une machine à pardonner, parce que Dieu est amour.
Mais Dieu est aussi Justice et Vérité, et ça implique de devoir être cohérent. Être pardonné ne suffit pas. Un condamné n'est pas sorti de prison pour être lâché dans la nature, avec un programme de réinsertion optionnel : c'est obligatoire !
Alors, on peut avoir des difficultés, on peut avoir des hauts et des bas, mais dans l'ensemble, quand on est chrétien, on est en réinsertion toute sa vie. Mais alors, quand est-ce qu'on est vraiment libre ? Après la mort et la résurrection. Cela dit, on est tout de même sur le chemin de la liberté, on est en "conditionnelle", c'est loin d'être une vie horrible.
Tout ça pour dire qu'on ne peut pas prétendre profiter de la Grâce de Dieu sans être sanctifié par la mise en pratique de ses enseignements et par une relation continuelle avec Dieu. En somme, il ne suffit pas de dire "Je crois en Dieu", il faut le vivre.
25 décembre 2010
Une relation avec Dieu ?
La Bible le dit : Dieu est invisible (Col 1:15, Héb 11:27). Alors comment avoir une relation avec un Dieu invisible ?
D'abord, il y a Jésus. Jésus a dit lui-même que celui qui l'avait vu avait vu Dieu.
Mais Jésus est mort il y a plus de 2000 ans, alors comment on fait pour le voir ?
Il suffit de lire la Bible : elle contient 4 biographies de Jésus, qui sont de véritables portraits peints par des gens qui l'ont connu, et qui se complètent.
Oui, mais apprendre des choses sur Jésus, ce n'est pas comme d'avoir une relation avec Jésus.
Effectivement. Pour avoir une relation avec quelqu'un, il faut lui parler et l'écouter. Et c'est à ça que servent la Bible, la prière et l'Église.
La Bible est la Parole de Dieu, donc si on veut écouter ce que dit Dieu, on peut lire la Bible, la replacer dans son contexte pour en comprendre le message, et en tirer des applications pour sa vie. Non seulement c'est un bon manuel de vie, mais c'est aussi - et surtout - l'historique des relations entre les hommes et Dieu. La prière permet à la fois de parler à Dieu et de l'écouter, tout aussi directement.
Il faut utiliser la prière et la Bible ensemble, parce que si Dieu est cohérent, alors la Bible ne dira rien de contraire à ce que nous recevrons par la prière, et réciproquement. C'est en partie comme ça qu'on sait que ce qu'on voit ou qu'on entend par la prière vient bien de Dieu et pas de Satan, ou de notre imagination.
Enfin, l'Église - c'est-à-dire l'ensemble des chrétiens, car nous ne sommes pas appelés à être des chrétiens individualistes et égoïstes, nous sommes un peuple, liés par un sang qui n'est pas le nôtre, celui de Jésus.
Tout comme on peut vérifier la Bible par la prière et la prière par la Bible, on vérifie ces deux choses avec l'Église, et réciproquement, car encore une fois si Dieu est cohérent, il ne se contredira pas dans ce qu'il dira à deux chrétiens par la prière, et le message de la Bible pourra être rendu plus objectif par la confrontation des différents points de vue (eux-mêmes individuellement et collectivement vérifiés par la prière).
Malgré tout, il y a souvent des divergences sur certains points pratiques (mais pas centraux), parce que personne n'est en communication parfaite avec Dieu, et que de toutes façons ce n'est pas un dictateur autoritaire mais un bon berger : il nous guide tout en nous laissant découvrir et réfléchir par nous-mêmes, donc nous pouvons nous tromper. Et c'est pour cela que nous avons besoin de ce système de vérifications multiples, afin de rester humbles dans notre recherche de la volonté de Dieu, pour ne pas finir en extrémistes auto-justifiés.
C'est comme ça qu'on peut avoir une relation avec Dieu : la Bible, la prière, et l'Église.
D'abord, il y a Jésus. Jésus a dit lui-même que celui qui l'avait vu avait vu Dieu.
Mais Jésus est mort il y a plus de 2000 ans, alors comment on fait pour le voir ?
Il suffit de lire la Bible : elle contient 4 biographies de Jésus, qui sont de véritables portraits peints par des gens qui l'ont connu, et qui se complètent.
Oui, mais apprendre des choses sur Jésus, ce n'est pas comme d'avoir une relation avec Jésus.
Effectivement. Pour avoir une relation avec quelqu'un, il faut lui parler et l'écouter. Et c'est à ça que servent la Bible, la prière et l'Église.
La Bible est la Parole de Dieu, donc si on veut écouter ce que dit Dieu, on peut lire la Bible, la replacer dans son contexte pour en comprendre le message, et en tirer des applications pour sa vie. Non seulement c'est un bon manuel de vie, mais c'est aussi - et surtout - l'historique des relations entre les hommes et Dieu. La prière permet à la fois de parler à Dieu et de l'écouter, tout aussi directement.
Il faut utiliser la prière et la Bible ensemble, parce que si Dieu est cohérent, alors la Bible ne dira rien de contraire à ce que nous recevrons par la prière, et réciproquement. C'est en partie comme ça qu'on sait que ce qu'on voit ou qu'on entend par la prière vient bien de Dieu et pas de Satan, ou de notre imagination.
Enfin, l'Église - c'est-à-dire l'ensemble des chrétiens, car nous ne sommes pas appelés à être des chrétiens individualistes et égoïstes, nous sommes un peuple, liés par un sang qui n'est pas le nôtre, celui de Jésus.
Tout comme on peut vérifier la Bible par la prière et la prière par la Bible, on vérifie ces deux choses avec l'Église, et réciproquement, car encore une fois si Dieu est cohérent, il ne se contredira pas dans ce qu'il dira à deux chrétiens par la prière, et le message de la Bible pourra être rendu plus objectif par la confrontation des différents points de vue (eux-mêmes individuellement et collectivement vérifiés par la prière).
Malgré tout, il y a souvent des divergences sur certains points pratiques (mais pas centraux), parce que personne n'est en communication parfaite avec Dieu, et que de toutes façons ce n'est pas un dictateur autoritaire mais un bon berger : il nous guide tout en nous laissant découvrir et réfléchir par nous-mêmes, donc nous pouvons nous tromper. Et c'est pour cela que nous avons besoin de ce système de vérifications multiples, afin de rester humbles dans notre recherche de la volonté de Dieu, pour ne pas finir en extrémistes auto-justifiés.
C'est comme ça qu'on peut avoir une relation avec Dieu : la Bible, la prière, et l'Église.
23 décembre 2010
L'argent - Que faire de ses richesses ?
Luc 16:13 : Nul serviteur ne peut servir deux maîtres; car ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et les richesses.
Les 3 derniers articles sur l'argent préviennent du danger que représente la richesse. Cependant, se débarrasser de tout son argent ne serait pas la solution, ce serait fuir la responsabilité, et rejeter aussi la bénédiction de Dieu. L'attitude recommandée par la Bible demande plus de réflexion, de discernement, et d'efforts. Il s'agit de faire preuve de sagesse afin de s'entrainer, en gérant maintenant les richesses de ce monde, à gérer plus tard les richesses du monde à venir, le Royaume de Dieu (Luc 16:9-11).
1 Tim.6:17-19 : Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en profitions. Recommande-leur de faire du bien, d'être riches en bonnes œuvres, de faire des dons, d'être généreux, et de s'amasser ainsi pour l'avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable.
Outre les principes évidents de justice sociale dans ce passage, notons que Dieu nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en profitions. On a donc le droit d'en disposer librement. Dieu ne nous donne pas de l'argent pour nous obliger à en faire quelque chose en particulier, mais il nous responsabilise avec les richesses qu'il nous accorde.
Ainsi, nous pouvons d'une part nous souvenir que c'est Dieu qui nous permet de produire ces richesses (Dt 8:18), et le remercier pour cela (Jer.9:23-24). Mais outre ça, en pratique, que faire de l'argent dont on dispose ? Le livre des Proverbes, recueil du Roi Salomon, un homme extrêmement riche, nous éclaire beaucoup sur ce qu'il faut faire de ses richesses, et ses préceptes se retrouvent dans tout le discours de Jésus et des apôtres. Je ne citerai pourtant ici que les références du livre des Proverbes, par souci de brièveté.
- Pour notre relation avec Dieu : Honorer Dieu (Pr 3:9), ne pas chercher à en acquérir toujours plus, se contenter du nécessaire (Pr 23:4-5, 30:8-9).
- Pour soi : Faire des réserves (Pr 21:20), se méfier des cautions (Pr 17:18; 22:26-27), ne pas accepter de pots-de-vin (Pr 17:23), réfléchir avant de faire un emprunt (Pr 22:7).
- Pour les autres : Placer les besoins d'autrui avant le profit (Pr 11:26), faire preuve de générosité (Pr 11:24-25; 22:9), aider les pauvres (Pr 19:17; 21:13), se soucier de l'héritage qu'on laisse aux générations futures (Pr 13:22).
Pour des pistes de réflexions supplémentaires sur la richesse, je vous recommande la lecture de l'Évangile de Luc.
Merci à Pierre pour m'avoir suggéré de finir cette série sur l'argent dans la Bible avec ce thème, et pour les références qu'il m'a fournies.
Les 3 derniers articles sur l'argent préviennent du danger que représente la richesse. Cependant, se débarrasser de tout son argent ne serait pas la solution, ce serait fuir la responsabilité, et rejeter aussi la bénédiction de Dieu. L'attitude recommandée par la Bible demande plus de réflexion, de discernement, et d'efforts. Il s'agit de faire preuve de sagesse afin de s'entrainer, en gérant maintenant les richesses de ce monde, à gérer plus tard les richesses du monde à venir, le Royaume de Dieu (Luc 16:9-11).
1 Tim.6:17-19 : Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en profitions. Recommande-leur de faire du bien, d'être riches en bonnes œuvres, de faire des dons, d'être généreux, et de s'amasser ainsi pour l'avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable.
Outre les principes évidents de justice sociale dans ce passage, notons que Dieu nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en profitions. On a donc le droit d'en disposer librement. Dieu ne nous donne pas de l'argent pour nous obliger à en faire quelque chose en particulier, mais il nous responsabilise avec les richesses qu'il nous accorde.
Ainsi, nous pouvons d'une part nous souvenir que c'est Dieu qui nous permet de produire ces richesses (Dt 8:18), et le remercier pour cela (Jer.9:23-24). Mais outre ça, en pratique, que faire de l'argent dont on dispose ? Le livre des Proverbes, recueil du Roi Salomon, un homme extrêmement riche, nous éclaire beaucoup sur ce qu'il faut faire de ses richesses, et ses préceptes se retrouvent dans tout le discours de Jésus et des apôtres. Je ne citerai pourtant ici que les références du livre des Proverbes, par souci de brièveté.
- Pour notre relation avec Dieu : Honorer Dieu (Pr 3:9), ne pas chercher à en acquérir toujours plus, se contenter du nécessaire (Pr 23:4-5, 30:8-9).
- Pour soi : Faire des réserves (Pr 21:20), se méfier des cautions (Pr 17:18; 22:26-27), ne pas accepter de pots-de-vin (Pr 17:23), réfléchir avant de faire un emprunt (Pr 22:7).
- Pour les autres : Placer les besoins d'autrui avant le profit (Pr 11:26), faire preuve de générosité (Pr 11:24-25; 22:9), aider les pauvres (Pr 19:17; 21:13), se soucier de l'héritage qu'on laisse aux générations futures (Pr 13:22).
Pour des pistes de réflexions supplémentaires sur la richesse, je vous recommande la lecture de l'Évangile de Luc.
Merci à Pierre pour m'avoir suggéré de finir cette série sur l'argent dans la Bible avec ce thème, et pour les références qu'il m'a fournies.
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